L’appel de la forêt

Auteur: Jack London
Editions: Folio
Collection: Junior
Année de parution: 1903
Nombre de pages: 192

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

L’appel de la forêt est un court roman, au style d’écriture intemporel, avec des phrases courtes et un style très factuel. On se trouve emporté dans le Grand Nord, en pleine ruée vers l’or et on suit Buck, chien-loup américain, au cours de son apprentissage de chien de traineau. Progressivement, Buck se retrouve tiraillé entre son envie de rester vivre auprès de son maître et son instinct ancestral qui le pousse à rejoindre ses cousins loups sauvages.

L’auteur dépeint très bien les sentiments et pensées du chien et c’est un gros point fort car bien souvent, les livres mettant en scène des animaux font preuve de beaucoup d’anthropomorphisme, c’est-à-dire qu’on accorde des comportements et des sentiments humains aux animaux. Là, on est vraiment sur un écrit très simple, avec des phrases simples, courtes, un récit axé sur les faits, ce qui permet au lecteur de plus facilement se mettre dans la peau du chien. L’auteur va « à l’économie », exactement comme les chiens de traineaux doivent ménager leurs efforts pour pouvoir survivre dans ces contrées sauvages.

Pour ma part, je vois dans l’histoire de Buck un parallèle intéressant à faire avec la vie des hommes de l’époque, ceux qui vivaient dans ces contrées sauvages et qui, en fait, suivait un peu le même cheminement que celui de Buck, à savoir, un tiraillement entre une vie civilisée et un retour à la vie plus sauvage, où règne la loi du plus fort.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé trop court. Par contre, j’aurais du mal à le conseiller à un jeune de moins de seize ans parce que certains passages sont vraiment difficiles et violents. J’aurais aimé en savoir plus sur la vie de Buck après la fin du roman.

Ce sera un joli 17/20 pour cette histoire qui m’a vraiment fait voyager…

Les secrets

Auteur: Amélie Antoine
Editions: Michel Lafon
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 391


Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose :
fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.

J’ai lu ce roman en quelques heures à peine tant il m’a captivée. Difficile de parler de l’intrigue sans spoiler donc je vais me contenter de dire que c’est l’histoire d’un couple de trentenaires qui n’arrive pas à avoir d’enfant.

Ce roman est particulier puisqu’il est écrit « à rebours »: on commence par la conclusion de l’histoire et on remonte progressivement dans le temps. Et en ça, il est juste génial, tout simplement car ce procédé nous permet de comprendre qu’il ne faut pas juger une situation ou une personne hâtivement, l’histoire derrière est souvent plus compliquée qu’il n’y parait. J’ai vraiment trouvé cette manière de raconter les fait très intelligente.

Au niveau de l’écriture et du style, on est sur quelque chose de contemporain, fluide, avec des phrases courtes et peu de poésie; c’est très factuel. Mais ça colle bien avec le thème du roman. Ou plutôt devrais-je dire LES thèmes, car ils sont nombreux: rapport à la grossesse, à la parentalité, au couple… Le roman pose de nombreuses questions… Jusqu’où est on prêt à aller pour avoir un enfant? Qu’est-ce que c’est que l’amour, au fond? Aimer l’autre peut prendre de multiples formes et ce livre nous le rappelle. Finalement, je pense que cette histoire est une ôde à la bienveillance, à l’empathie envers son prochain, à apprendre à ne pas juger; il nous appelle à accepter qu’il n’y a pas une façon universelle d’aimer, que parfois la fin justifie les moyens. Je n’adhère pas forcément à tous les choix de l’héroïne mais je les comprends.

Encore une fois, il est difficile de parler de ce livre sans spoiler donc je pourrai difficilement en dire plus. Je vous invite à le lire, ça c’est sûr. Moi, il m’a beaucoup parlé, peut-être parce que je fais malheureusement partie des femmes, des couples confrontés aux problèmes autour de la fertilité, de la gynécologie… Et même si je n’envisage pas du tout d’avoir recours aux moyens employés par le couple de l’histoire pour avoir un enfant, je peux comprendre, envisager, ce moment où cette envie de devenir mère devient, non plus une simple envie, mais un besoin, viscéral, qui vous remplit la tête, qui vous brise le coeur et qui finalement vous pousse à faire des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé avant, voir même des choses que vous aviez condamnées par le passé. Bref, ce livre m’a beaucoup fait /réfléchir et c’est pour moi un beau 17/20.

A jamais…

Auteur: Stefany Thorne
Editions: Reines-Beaux
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 451


Carah Swan revient dans sa ville natale dans l’espoir de retrouver l’inspiration dans la magie de Noël. Sur les conseils avisés de sa sœur aînée, elle accepte de devenir la gouvernante d’Éléonore qui n’est autre que la charmante fille de l’héritier de la couronne, le Prince James McGregor de Bavery.
Leur rencontre ne ressemble en rien à un conte de fées. Au contraire, le prince s’avère aussi glacial qu’impassible face à la joie de vivre débordante de la jeune femme. Néanmoins, Carah ne tarde pas à devenir un véritable rayon de soleil pour tout le royaume, exaspérant le prince qui la fuit comme la peste. Elle finira par découvrir ce qui le pousse à tant d’hostilités, ce qui remettra en question sa présence au sein du château.
Lorsque le destin vous frappe de plein fouet, l’amour peut-il bousculer un protocole ancestral ?

J’ai choisi de lire ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge, période où j’apprécie lire des romances, même celles que je trouve un peu cucul tout le reste de l’année… Les fêtes de fin d’année doivent avoir une influence sur moi, je ne sais pas, mais toujours est-il que c’est une période de l’année où je suis beaucoup plus « cool » dans mon jugement des romances.

J’attendais énormément de cette histoire: ça se passe dans un royaume dépeint comme l’Ecosse (d’ailleurs, ça ressemble tellement à l’Ecosse que je ne comprends pas pourquoi l’autrice n’a pas simplement choisi d’installer son histoire en Ecosse… même après lecture, je ne saisis pas bien quel était l’intérêt de créer un royaume qui n’existe pas.. enfin bref, je pense que je reviendrai sur ce point-là un peu plus loin dans ma critique…), avec une héroïne qui ne semble pas se laisser marcher sur les pieds, et un prince. Bon, avant même d’ouvrir le bouquin, je savais comment ça allait se terminer et comment ça allait se passer même, grosso modo. Mais je l’ai dit, en période de fêtes, je prends plaisir à lire ce genre d’histoire (alors que ça m’insupporte le reste de l’année). Donc, j’attendais énormément de cette histoire et j’ai été déçue.

Malheureusement, je n’ai pas accroché. Le style déjà… C’est la chose qui m’a le plus rapidement énervée. J’avais l’impression de lire une médiocre fanfiction d’Outlander. Rapidement, les personnages m’ont fait penser à certains personnages de séries (le prince James me fait penser à Jamie d’Outlander, Carah me rappelle étrangement Claire… quant à la grand-mère, je ne sais pas pourquoi, mais elle m’a fait penser à la grand-mère de Downton Abbey, l’anglaise hein, pas l’américaine…), à tel point que j’entendais presque la voix de ces personnages en lisant les dialogues du livre! Sans doute que certains lecteurs aiment ce genre de personnages mais moi ça a le don de m’agacer parce que ça me donne l’impression que l’auteur ne s’est pas foulé pour créer des protagonistes originaux. Ce sentiment d’irritation n’a fait qu’augmenter quand j’ai vu que l’auteur proposait plusieurs morceaux de la BO de la série Outlander pour accompagner la lecture de son récit. Et on en revient donc à l’incompréhension quant au choix du lieu où se déroule l’histoire. Tout, mais alors tout dans ce livre pointe vers l’Ecosse (playlist pour accompagner la lecture, langue et généalogie de certains personnages, habitudes de vie, noms de famille des personnages principaux et secondaire…) alors pourquoi ne pas avoir situé l’action en Ecosse? Quel intérêt de créer un royaume imaginaire ressemblant autant à un pays qui existe déjà? Personnellement, j’y vois une « Mary Sue » écrite par une fangirl d’Outlander qui change quelques détails pour que ça ne soit pas trop voyant.
Si vraiment Stefany Thorne s’est tant inspirée de ces séries, comme je le pense, la moindre des choses c’est de l’indiquer dans le bouquin… Mais je n’ai pas vraiment de preuve formelle de ce que j’avance; j’ai fait quelques recherches et je n’ai pas trouvé d’indication de la part de l’auteur allant dans ce sens.

Les personnages en eux-mêmes ne m’ont pas emballée. Ils ne sont pas désagréables mais n’ont rien d’attachant. Alors peut-être que c’est dû au fait que j’ai, malgré moi, passé du temps à essayer de trouver tous les « clins d’oeil » à Outlander et que je ne me suis donc pas plongée à fond dans l’histoire. Mais quand même… Je les ai trouvé inconstants, illogiques… Côté prince et sa famille, on a l’impression qu’ils vivent dans un autre temps vu leurs coutumes et leurs habitudes, leurs avis, leur façon de parler… Je sais bien que ce sont des souverains donc un milieu sensé être différent de celui de l’héroïne, mais là c’était juste excessif, beaucoup trop cliché… L’héroïne… Elle m’a vite gonflée malheureusement. Je l’ai trouvée assez irrespectueuse, tout comme le prince en fait quand j’y réfléchis, et les scènes de sa maladresse, sensées être -j’imagine- les moments « fou rires » vendus par la quatrième de couverture, m’ont juste horripilée tellement c’était cliché et mal amené.

Mention spéciale à la maison d’édition: je ne sais pas qui relit leurs épreuves mais là c’est n’importe quoi… Fautes de conjugaison, expressions mal traduites, mal utilisées, hors de propos, quand ce ne sont pas simplement des mots qui manquent dans le récit… Non vraiment, là je dis qu’il faut arrêter le massacre…

Pour moi, ce sera un petit 13, parce que j’ai tout de même eu envie de continuer ma lecture, que l’auteur explique qu’elle a écrit ce roman à la suite d’un épisode de page blanche que j’imagine assez difficile à vivre pour un écrivain et que c’est Noël 🙂

Braveheart theme song – James Horner
People disappear all the time – BO Outlander
Canon (version écossaise) – Johann Pachelbel

Bilan du mois | Novembre 2018

Les colombes du Roi Soleil, tome 1 de Anne-Marie Desplat-Duc  16/20
Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig  14/20

 

La liste de Siobhan Vivian – ebook
Shades of magic, tome 1 de Victoria E. Schwab – ebook
Winston, tome 1: un chat en mission secrète de Frauke Scheunemann – ebook
Marie d’en haut d’Agnès Ledig – papier
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent – papier
Billie de Brigitte Smadja – papier
La bibliothécaire de Gudule – papier
La servante écarlate de Margaret Atwood – ebook
Hunger games, tome 1 de Suzanne Collins – ebook
Partir de Tina Seskis – papier
Le hobbit de J.R.R Tolkien – papier

J’ai également racheté:
La cicatrice de Bruce Lowery – papier
Harry Potter, tome 2: Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling – papier
La bicyclette bleue de Régine Desforges – papier
Sans famille d’Hector Malo – papier

 

Juste avant le bonheur

 

 

Auteur: Agnès Ledig
Edition: Pocket
Collection: /
Année de parution: 2014
Nombre de pages: 327

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance.

 

 

Je n’ai pas été touchée autant que je m’y attendais par ce roman. Les trois premiers quarts ont été assez prenants, j’étais plutôt en empathie avec le personnage de Julie ainsi qu’avec les autres protagonistes. Le dernier quart m’a fait déchanter… J’ai trouvé le personnage de Julie froid et peu sensible, la fin « bâclée », rapide, convenue… Les autres personnages sont mis de côté, peu exploités.

Le style m’a bien plu pourtant, le sujet également. Ce n’est pas un mauvais livre du tout… Pourtant, je n’ai pas accroché plus que ça. Au final, je n’ai pas compris quel était le propos de l’auteur… L’histoire traite-t-elle de résilience? Du courage nécessaire pour faire face aux épreuves de la vie? De la société qui va mal? De l’oppression des femmes? J’ai eu l’impression que Julie cumulait les problèmes mais que tout se résolvait de manière un peu trop facile. Plusieurs points m’ont interpellée: pourquoi les relations entre Julie et Paul ne changent pas après le drame? Dans la vraie vie, il me semble que Julie aurait eu certaines réactions qu’on ne trouve pas dans le roman… Un truc très terre à terre aussi: elle quitte son appartement et d’un seul coup tout va mieux pour elle côté finances alors que le début du livre insiste bien sur ses difficultés financières. Pourtant, un peu plus loin dans le livre, on comprend qu’elle a conservé sa location… Si elle ne s’en sortait pas avant le drame, comment peut-elle s’en sortir après alors que finalement rien n’a changé à sa situation personnelle? Bref, j’ai trouvé l’ensemble assez peu réaliste et pas assez profond.

Un petit 14/20 sans conviction.

Cold Winter Challenge 2018 | PAL

Et c’est reparti pour un tour! Le début du Cold Winter Challenge approche à grands pas, c’est un challenge que j’adore (je pense même que c’est mon challenge littéraire favoris) et je suis encore super contente d’y participer cette année.

Pour mémoire, le Cold Winter Challenge est proposé par Margaud et se déroule du 1er Décembre au 31 Janvier. Le principe est tout simple puisqu’il s’agit juste de lire un livre qui rentre dans un des menus prévus pour le challenge. On peut bien entendu lire autant de livre qu’on veut, se concentrer sur un menu ou sur plusieurs, lire des livres qui rentrent dans plusieurs menus… L’idée c’est comme toujours de se faire plaisir et de faire de jolies découvertes 🙂

Voila donc ma Pile à Lire pour le Cold Winter Challenge 2018. J’ai prévu un livre pour chaque menu mais il n’est pas exclu que je rajoute des livres « bonus » selon l’avancement de mes lectures.

 

La Magie de Noël
Noël / Nouvel an / Avent

Ma catégorie favorite du challenge, celle où je cale mes romances de Noël et autres romans tout pleins de bons sentiments. Un seul impératif pour moi: les lire avant le 1er Janvier, parce qu’après, ça perd un peu de sa magie je trouve. Donc pour moi, ce sera A jamais de Stefany Thorne. Je sais à l’avance comment ça va se finir (et presque comment ça va se passer, ahah ^^) mais voila, c’est ma petite romance de Noël, ça se passe à Noël justement, donc ça tombe plutôt pas mal.

Lecture bonus: L’exquise clarté d’un rayon de lune de Sarah Morgan

 

Flocons Magiques
Contes / Réécritures de contes / Légendes / Fantasy / Fantastique

Une bonne occasion de lire le tome 0.5 des Chroniques Lunaires: Cinder, de Marissa Meyer, ce roman que je voulais lire depuis un petit moment et que j’ai récemment trouvé chez le bouquiniste.

Lecture bonus: La passe miroir, tome 1 de Christelle Dabos

 

Marcher dans la Neige
Nature writing / Littérature de voyage / Grands espaces / Nature

Moi qui avais très envie de relire Jack London, que j’avais lu quand j’étais à l’école, cette catégorie est l’occasion rêvée de me replonger dans L’appel de la forêt.

Lecture bonus: Croc blanc de Jack London

 

Stalactites ensanglantées
Polar / Thriller / Policier / Roman à énigmes

Si vous me suivez un peu, vous savez que je ne suis pas très polar, policier, thriller… Ce ne sont pas des lectures vers lesquelles je vais spontanément, le challenge est donc un excellent moyen de sortir de ma zone de confort. Je pense lire Les secrets, un roman d’Amélie Antoine pour valider ce menu.

Lecture bonus: Follow me back de A.V. Geiger

Les Colombes du Roi Soleil, tome 1

 

 

Auteur: Anne-Marie Desplat-Duc
Edition: Flammarion
Collection: Castor Poche
Année de parution: 2005
Nombre de pages: 179

Hortense, Isabeau, Charlotte et Louise vivent à la Maison Royale de Saint-Louis, construite à Saint-Cyr près de Versailles.
Elles suivent une éducation stricte et rigoureuse jusqu’au jour où le célèbre Monsieur Racine écrit une pièce de théâtre pour les élèves de Madame de Maintenon. L’occasion idéale pour s’illustrer et, qui sait ?, être remarquée par le Roi. L’excitation est à son comble parmi les jeunes filles. Y aura-t-il un rôle pour chacune d’entre elles ?

 

 

 

 

J’ai trouvé ce livre tout à fait par hasard dans la boîte à livres de mon village (il est d’ailleurs prévu qu’il y retourne afin de continuer son voyage vers un futur lecteur). De prime abord, la couverture ne m’a pas spécialement attirée car très orientée jeunesse (mais le livre étant conseillé à partir de 11 ans, je comprends tout à fait ce choix de couverture) mais la quatrième m’a donné envie de découvrir ce bouquin. J’aime beaucoup les romans historiques et j’avais vraiment envie de voir de quelle façon l’auteur avait réussi à traiter un tel roman tout en le rendant accessible (et intéressant) pour de jeunes lecteurs.

Premier point fort : le roman est très court et les caractères sont relativement gros. Pour de jeunes lecteurs, ça me parait indispensable. A 11 ou 12 ans, on est à un âge où on découvre la lecture véritablement et ces romans courts permettent de garder l’intérêt du lecteur et de ne pas l’effrayer ou le lasser.

Second point fort : le côté historique est bien traité. Sans être une experte en Histoire, j’ai trouvé qu’un véritable effort de documentation avait été fait par l’auteur, au niveau du vocabulaire (notamment celui des dialogues), des points historiques, des dates, des évènements…

Le roman se lit facilement, il n’y a pas de longueurs et le tout est assez dynamique. L’intrigue est très simple mais encore une fois, c’est un jeunesse donc je comprends ce choix.

En revanche, bien que l’on se concentre sur trois ou quatre jeunes filles, j’ai trouvé qu’il y avait « beaucoup » de personnages. En tant qu’adulte, j’ai réussi à m’y retrouver mais je pense qu’un jeune peut être un peu perdu au milieu de tout ça.

Ce n’est pas un « grand » roman, à l’écriture travaillée, c’est sûr. Mais en fermant le livre, j’avais envie de connaitre la suite des aventures des personnages que je venais de rencontrer donc pour moi (qui ne suis pas du tout le cœur de cible de ce type de bouquin), c’est révélateur d’un « bon » livre. En tant que potentielle future maman, il ferait partie des romans que je pourrais sans problème proposer à mon enfant, fille comme garçon. Un bon 16 pour moi.

PAC 2018 #9 | Bilan

Bon, bon, bon… J’ai terminé l’ensemble des lectures que je m’étais prévues pour ce Pumpkin Autumn Challenge, dans le temps que je m’étais fixé (à savoir du 1/09 au 30/11 afin de me libérer du temps pour le NaNoWriMo).

Globalement, j’ai fait un bon challenge avec aucun abandon, une première moitié de lectures très très positives et une deuxième moitié un peu en dessous. Je retiens surtout mes lectures de Ce que je peux te dire d’elles et de Miss Peregrine et les enfants particuliers qui, bien que très différentes, ont su m’envouter chacune à leur manière. Une grosse bonne surprise avec Un long dimanche de fiançailles que je pensais abandonner encore une fois. Et la lecture de deux BD de fantasy.

Côté plus négatif, la lecture de Que ta volonté soit faite, grosse déception de ce challenge pour moi, et de L’appel du sang, qui n’aura pas su me convaincre.

Place maintenant à l’écriture (et à quelques lectures quand même!).

☑️Les loups de Mercy Falls, tome 1
☑️Ce que je peux te dire d’elles
☑️Un long dimanche de fiançailles
☑️Shaman, intégrale
☑️Miss Pérégrine et les enfants particuliers, tome 1
☑️Que ta volonté soit faite
☑️Elfes, tome 1
☑️L’appel du sang

Elfes, tome 1: Le crystal des Elfes Bleus

 

 

Auteur: Jean-Luc Istin et Kyko Duarte
Edition: France Loisirs
Collection: /
Année de parution: 2017
Nombre de pages: 54

Les Elfes bleus d’Ennlya, une petite ville portuaire du Nordrenn, ont tous été massacrés ! L’Elfe bleue Lanawyn et Turin, un homme réputé, enquêtent alors que toutes les pistes mènent vers un clan d’Yrlanais, ces Hommes du nord qui haïssent les Elfes.
Dans la cité île Elsemur, Vaalan une jeune Elfe bleue passe l’épreuve de l’eau des sens. La mère prophétesse voit son avenir proche, un avenir lié au crystal sacré. « Celui qui contrôle le crystal, contrôle l’océan. »
Cette annonce fait grand bruit et il se murmure que Vaalann pourrait être le messie que les Elfes bleus attendent depuis plusieurs générations…

 

 

 

Je crois que je l’ai déjà dit: je ne suis pas une grande fan de bandes dessinées « à histoire ». Du coup, c’est toujours un petit challenge pour moi de lire ce type de BD, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de fantasy (parce que j’ai besoin de beaucoup de détails pour entrer dans ce type d’histoire, ce que permet plus difficilement, à mon sens, une BD).

La première chose que je retiens de ma lecture, ce sont les illustrations qui sont très belles malgré un découpage des planches parfois un peu compliqué à suivre. Les personnages sont facilement identifiables (gros point positif dans une BD de ce type). L’histoire est sympathique et on entre vite dans le sujet.

Mais, on tombe sur le principal écueil qui fait que j’ai du mal à lire de la fantasy sous cette forme: ça va très très vite justement. 54 pages c’est court pour suivre toute une intrigue. Du coup, on passe super rapidement sur certains points et je suis donc restée sur ma faim.

Néanmoins, si je devais noter avec le regard d’une personne appréciant ce type de support, je donnerais un bon 15/20 à cette BD.

L’appel du sang

 

 

Auteur: Stephenie Meyer
Edition: Hachette (ebook)
Collection: Black Moon
Année de parution: 2010
Nombre de pages: 279

Ce nouveau roman raconte l’histoire de Bree Tanner, une vampire de 15 ans transformée par Victoria (l’une des ennemies des Cullen, la famille d’Edward) en même temps qu’une vingtaine d’autres adolescents, pour former une armée de vampires qui combattrait les Cullen. Le roman se focalisera sur les trois mois qui se déroulent entre sa transformation en vampire et le combat final à la fin d’Hésitation à l’issue duquel elle meurt, tuée par les Volturi.

 

 

 

 

L’appel du sang est un tome hors série de la saga Twilight, qui donc doit nous apporter des détails supplémentaires par rapport aux tomes principaux. En ce sens, l’objectif est parfaitement atteint puisque ce roman se concentre sur la vie de Bree Tanner de sa transformation jusqu’à sa mort. Bree est un personnage qui apparait très brièvement dans la saga et lui consacrer un tome est, selon moi, un bon complément à la lecture des tomes principaux.

Néanmoins, le livre à le défaut de sa qualité, dans le sens où il est, pour moi, à réserver aux fans de la saga originale. En effet, il n’apporte rien concernant les protagonistes centraux de la saga, de par le fait qu’il se concentre sur un personnage à peine entraperçu dans l’histoire principale.

J’ai pour ma part lu Twilight il y a quelques années déjà, à un âge où je pense que je n’étais plus vraiment le coeur de cible de ce type de roman et, sans être vraiment passée à côté, je ne m’étais pas prise d’affection pour les personnages et l’histoire comme cela a été le cas pour bon nombre de lecteurs. J’avais apprécié mais sans plus, comme on apprécie un divertissement quelconque. Et du coup, lire un roman consacré à Bree Tanner ne m’a pas emballée plus que ça. J’avais même oublié que ce personnage mourrait dans Hésitation, c’est pour dire… C’est pour cette raison que j’aurais tendance à recommander ce livre aux fans de Twilight.

Côté univers et histoire, sans surprise on reste dans l’univers Twilight, même si ces vampires-là sont un peu différents de ceux de la saga. Le personnage de Bree est intéressant même si je n’ai personnellement pas réussi à m’y attacher. L’histoire d’amour m’a copieusement gonflée, je ne vois pas quel était l’intérêt de la poser là, d’autant plus qu’elle va très vite et qu’elle est très mal amenée. Les autres personnages sont sans intérêt à mon sens et sont d’ailleurs survolés. Le chef de la bande (j’ai oublié son nom) est un peu plus présent mais je n’ai pas réussi à saisir vraiment la teneur de ce personnage, très volatile niveau tempérament.

Côté écriture, sans surprise, on retrouve la patte de Stephenie Meyer avec un écriture assez simple et factuelle, pas forcément travaillée et poétique. Le roman est court; on se concentre donc sur les faits. L’ensemble va très vite et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas m’ennuyer tout le début de ma lecture. Ce n’est qu’au dernier tiers du livre que ça commence à bouger un peu plus.

Pour résumer, L’appel du sang n’est pas un mauvais livre mais reste à réserver aux fans hardcore de Twilight. La lecture est facile mais l’action pas forcément présente et donc l’intérêt très relatif.

Un petit 12/20