3 mois de psychologie positive #1

Nouvelle année, nouvelles « résolutions », nouveau départ ! Cette année, j’ai décidé d’enfin oser me lancer dans des actions concrètes pour améliorer mon état d’esprit, gagner en optimisme. Eh oui ! J’ai beau être assez naturellement souriante et optimiste, il est parfois difficile de garder la banane dans le monde dans lequel on vit, avec ses difficultés et le marasme ambiant.

J’avais besoin d’être un peu guidée dans ma démarche, je ne savais pas trop par quoi commencer… En me documentant, j’ai redécouvert des articles sur la psychologie positive. J’en avais déjà entendu parler il y a un certain nombre d’années mais à l’époque, on présentait encore la chose comme un truc « d’illuminés », sans démarche réelle derrière. Et puis, maintenant qu’on a un peu plus de recul, on commence à voir la psychologie positive un peu différemment. L’approche se fait plus rigoureuse et scientifique, et les résultats commencent à pouvoir être analysés, ce qui lui donne, selon moi, un réel intérêt. En tout cas, cette approche me plait et j’ai donc décidé de me lancer dans un cycle de trois mois d’application de la psychologie positive. Le but, idéalement, serait de réussir à appliquer un an mais je commence par une petite étude de trois mois, ce qui me parait déjà bien pour voir les premiers résultats.

Pour savoir, ce qu’est la psychologie positive, je vous invite à lire l’article Wikipedia qui lui est consacré ; il est assez complet sur le sujet.

Pour ma part, j’ai choisi d’axer mon travail sur sept points que je trouve assez importants :

1/ Cultiver un environnement bienveillant.
Les recherches tendraient à montrer qu’il faut un ratio d’au moins 3 paroles positives pour 1 parole négative pour créer et maintenir un environnement positif et bienveillant. Pendant trois mois, je vais donc essayer de lister chaque jour le nombre de paroles positives et négatives que je prononce dans chaque sphère dans laquelle j’évolue (bureau, couple, amis, parents) et essayer chaque jour de m’améliorer en tendant vers ce ratio idéal.

2/ Faire preuve de gentillesse.
La gentillesse fait partie de ces petits riens qui se multiplient lorsqu’on les partage. Et puis, la gentillesse entraîne la gentillesse : je vais donc essayer pendant trois mois d’avoir une attention gentille chaque jour pour les personnes autour de moi, mes animaux ou mon environnement.

3/ Avoir de la gratitude.
On a plutôt l’habitude de remarquer ce qui ne va pas ou ce que l’on n’a pas plutôt que ce que l’on a la chance d’avoir ou ce qui va plutôt bien. Mon objectif pendant ces trois mois sera donc d’exprimer ma gratitude quotidiennement envers mon entourage. Ca n’a l’air de rien, mais je suis sûre que je ne le fais pas réellement régulièrement.

4/ Pratiquer l’écriture auto-analytique.
L’écriture auto-analytique permet de revenir posément sur des évènements difficiles, d’exprimer ses ressentis vis-à-vis de ces évènements et d’évacuer les pensées négatives qui y sont liées. Pendant trois mois, je vais donc pratiquer l’écriture auto-analytique une fois par mois pendant cinq jours consécutifs.

5/ Sourire le plus souvent possible.
Le cerveau ne fait pas la différence entre un sourire « forcé » et un réel sourire : dans les deux cas, il commande la production de l’hormone du bien-être. D’où l’importance de sourire le plus souvent possible. Je me suis mis des mémos aux endroits où je suis la plus susceptible de les voir pour me le rappeler régulièrement.

6/ Savoir pardonner.
J’ai énormément de mal à passer à autre chose lorsque l’on me blesse. Je ne suis pas forcément rancunière, je ne cherche pas à me venger, simplement j’ai du mal à oublier, à prendre du recul. Etant hypersensible, je reçois d’autant plus violemment ces émotions négatives, qui continuent donc très longtemps à me parasiter. Pendant trois mois, je prendrai donc au moins une fois par mois le temps d’écrire une lettre de pardon à une personne qui m’a blessée par le passé. Libre à moi de choisir si je lui ferai lire ou pas à l’issue de l’écriture.

7/ Lister les choses positives.
Encore une fois, le cerveau a tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas plutôt que sur ce qui va bien. Pendant trois mois, je noterai régulièrement les petits « kifs » du quotidien avant d’en faire un récap mensuel.

Je pense faire régulièrement des petits articles ici sur l’avancement de mon « challenge » ainsi que sur ce que ça apporte (ou pas) à mon quotidien.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux

Auteur: Nicholas Evans
Editions: Albin Michel
Collection: /
Année de parution: 1996
Nombre de pages: 410

Comment réagira Annie Graves, vedette de la presse new-yorkaise, lorsque Grace, sa fille unique de 13 ans, et son pur-sang, Pilgrim, seront fauchés par un quarante tonnes sur une route verglacée ?
Elle sera profondément bouleversée, et elle comprendra très vite que, pour sauver Grace, il faut empêcher le sacrifice de l’animal mutilé.
Alors, délaissant tout, elle va partir à la rencontre d’un homme qui possède un don mystérieux. C’est là-bas, dans la splendeur du Montana, que vit Tom Booker, le « chuchoteur », celui qui comprend si bien les chevaux et si peu ses propres sentiments.

Première lecture de 2019 et premier coup de cœur ! On peut dire que cette nouvelle année commence bien…

J’avais déjà lu L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux il y a bien longtemps ; j’avais aimé, sans plus. Avec le recul, je pense que je n’avais pas la maturité nécessaire pour apprécier réellement ce roman. Ici, on est certes face à une romance, mais une romance bien éloignée de celles que l’on trouve dans les romans Young Adult. Le style, en premier lieu, est un peu plus complexe que ce qu’on a l’habitude de voir actuellement. J’ai trouvé la plume de l’auteur pleine de poésie avec en même temps un regard extrêmement lucide voir cru sur certaines choses. J’irai même jusqu’à dire qu’il y a pratiquement autant de variations de styles que de personnages dans ce livre. Celui qui accompagne Annie, personnage tourmenté, qui pense en permanence, est assez imagé, avec nombre d’images, de métaphores. Celui de Grace, jeune adolescente, est plus simple, tout en étant tourné vers son intériorité, ses sentiments, avec des pensées incohérentes parfois, à l’image de ce qu’est l’adolescence. Enfin, le style qui accompagne le chuchoteur est plus factuel, plus simple, avec des phrases courtes et concises, tout comme l’homme en lui-même qui vit le moment présent sans se poser trop de questions. 

Contrairement au film, plutôt centré sur les chevaux et le personnage de Grace, le roman est plutôt orienté vers la relation entre Annie et Tom, ainsi que sur le trio Annie/Grace/Pilgrim. La psychologie des différents personnages est bien abordée, assez détaillée, ce qui fait qu’on éprouve vite de l’empathie pour chacun d’eux.

C’est également, selon moi, un livre qui présente une certaine portée « initiatique » et dont l’enseignement principal serait qu’il faut apprendre à vivre dans l’instant, à être présent à tout moment, en pleine conscience, un peu comme le font les chevaux (et les animaux en général), et que le bonheur, finalement, n’est pas une finalité mais plutôt une succession de petits instants. Mais c’est également une belle leçon de résilience, de patience et d’amour au sens général du terme.

J’ai vraiment voyagé jusqu’aux confins du Montana avec ce roman et le dépaysement a été total. J’ai quitté les lieux à regret et cette lecture m’a trotté dans la tête plusieurs heures après avoir refermé le livre.

Seul bémol : certains traitements du cheval, présentés comme « bons » sont des aberrations et sont au contraire plutôt cruels quand on s’intéresse un peu à l’éthologie équine. Mais à la décharge de l’auteur, ce roman date de 1996 et à l’époque, l’éthologie équine n’était pas forcément très connue ni très accessible en dehors d’un certain noyau de scientifiques.

Que vous soyez fan ou non de chevaux (vraiment, le cheval n’est pas aussi présent dans le livre que dans le film), foncez découvrir cette belle histoire d’amour ; ça en vaut vraiment la peine !

19/20

Chroniques lunaires, tome 1: Cinder

Auteur: Marissa Meyer
Editions: Pocket
Collection: Jeunesse
Année de parution: 2012
Nombre de pages: 412

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Je ne vais pas faire durer inutilement le suspens: j’ai énormément aimé ce roman. Tellement que je l’ai lu en deux petits jours; j’étais vraiment happée par l’histoire et j’avais beaucoup de mal à lâcher le livre.

Tous les éléments du conte originel de Cendrillon sont présents: la marâtre, les belles soeurs, le prince charmant, la chaussure/le pied, le carrosse… Les personnages sont intéressants; chacun a sa propre personnalité. Cinder est un personnage assez fort sans être parfaite et c’est appréciable. J’ai bien aimé le fait qu’on ne tombe pas dans certains clichés, notamment un grand clivage « méchants vs gentil » comme on peut trouver dans les contes de fées. Evidemment, certains personnages sont plutôt du bon côté, d’autres du mauvais mais ils ne sont pas trop caricaturaux quand même comme j’en avais un peu peur avant de lire ce livre.

La plume de l’auteur est agréable, l’histoire bien rythmée; on ne s’ennuie pas une seconde. Petit bémol: on devine la fin bien trop vite mais cela ne m’a pas empêchée de me laisser emporter par l’histoire qui mêle habilement conte et sciences fiction. J’avoue qu’à la base j’avais un a priori sur ce livre, n’étant pas fan de SF, et pourtant l’univers est riche sans que cela soit « trop » (ce pourquoi je n’accroche souvent pas avec la SF, les univers sont très complexes et j’ai du mal à les trouver toujours hyper logiques) et bien amené par l’auteur. Adeptes de cyborgs, droïdes et autres humanoïdes, ou encore d’univers cyberpunk, ce roman vous plaira sans conteste.

Par contre, ce n’est pas du tout un roman qui se suffit à lui-même; c’est vraiment simplement le début d’une saga et la fin de ce tome n’est que l’ouverture vers la suite de l’histoire.

Pour conclure, je dirais que ce livre pourra ravir énormément de publics différents (je pense qu’il peut se lire dès 12 ans, sans trop de problèmes) y compris les lecteurs pas attirés par la SF. Il rentrera également sans problèmes dans les catégories « réécritures de contes » des challenges littéraires. Pour ma part, ce n’est pas un coup de coeur, même si on n’en est pas loin, sans que je sache vraiment trop pourquoi. Il ne m’a pas manqué grand chose pour être totalement emballée par cette histoire. Je pense que si j’avais lu ce livre quand j’étais adolescente, au moment où on se laisse plus facilement embarquer à 200% dans des récits, j’aurais eu un vrai coup de coeur pour ce livre. Un très joli 18/20 pour moi.

L’exquise clarté d’un rayon de lune

Auteur: Sarah Morgan
Editions: Harlequin
Collection: &H
Année de parution: 2014
Nombre de pages: 424

Ca-tas-tro-phi-que. Voilà qui caractérise parfaitement bien l’été qui s’annonce pour Elise Philippe, chef de cuisine surdouée. L’ouverture à Snow Crystal du café qu’elle doit diriger – son bébé, le projet de sa vie – ne cesse d’être repoussée à cause d’une succession d’incidents rocambolesques. Comme si le destin complotait pour lui pourrir la vie ! Heureusement, telle la meringue sur la tarte au citron, voilà que Sean O’Neil rentre au domaine. Le beau, le charismatique et troublant Sean… dans les bras duquel elle a passé la plus belle des nuits, l’été dernier. Oui, là, tout de suite, Sean pourrait être une distraction bienvenue et très, très sympathique. Une distraction de quelques heures, sans attaches ni lendemain. Après tout, ce n’est pas comme si elle risquait de tomber amoureuse, non ?

Je ne suis pas friande de romances « pures et dures » sauf au moment des fêtes de fin d’année. L’exquise clarté d’un rayon de lune fait partie de ces romans que je n’apprécierais pas si je l’avais lu au printemps ou en été par exemple. Je me l’étais réservé pour cet hiver donc. Bon le seul soucis c’est que l’histoire se passe en été donc ce n’était pas raccord avec la saison durant laquelle je la lisais et j’ai forcément été un peu déçue mais ce n’est pas du tout imputable à l’auteur ou au livre en lui-même.

Il s’agit du deuxième tome de la saga des Frères O’Neil dont j’avais lu le premier tome en hiver 2016 je crois mais chaque tome peut se lire de manière isolée, on n’a pas besoin d’avoir lu le premier tome pour comprendre le second ou le troisième.

Il s’agit vraiment d’une bonne romance, bien classique, dont on devine le dénouement avant même d’avoir lu la première page, donc difficile de donner un avis objectif sur ce roman. On ne va pas se mentir, ça reste assez quelconque en terme d’intrigue et d’écriture, ce qui en fait la « magie » c’est l’état d’esprit dans lequel on le lit. C’est peut-être dû au fait que je n’ai pas lu ce livre à la bonne période de l’année mais je n’ai pas été transportée dans le Vermont comme j’avais pu l’être en lisant le premier tome. J’ai trouvé certaines longueurs, avec la sensation que ça tournait un peu en rond au bout d’un moment. J’ai eu du mal à certains moment avec les personnages, Elise, ça passait encore plutôt bien mais Sean m’a bien souvent hérissé le poil avec son comportement un brin machiste…

En conclusion, je dirais que ça reste une bonne petite romance, qui respecte tous les codes du genre et qui plaira, je pense, aux fans du genre. 14/20 pour moi

Bilan de l’année 2018 & objectifs 2019

La fin de cette année 2018 approche à grands pas et, chez moi, qui dit « fin d’année » dit aussi « bilan » et « objectifs ». Voici donc un (long) article, assez introspectif, sur mon année 2018 et les objectifs que j’aimerais me fixer pour l’année 2019…

Environnement

En 2018, j’ai découvert quelques petites nouveautés que j’ai réussi à adopter. C’est le cas notamment des éponges konjac que j’utilise quotidiennement pour mon corps et mon visage et qui ont été une vraie solution à mes problèmes liés à la sensibilité de ma peau. En effet, celle-ci a la particularité d’épaissir et de devenir facilement « granuleuse » dès qu’elle est agressée (ce qui arrive presque tout le temps à cause du froid, du chaud, des hormones, de la fatigue, du stress…) ; j’aurais presque besoin d’un gommage par jour, chose impossible car ma peau serait encore plus sensibilisée. C’est un cercle vicieux et les éponges konjac ont été une vraie réponse à ce casse-tête. Une excellente découverte à tous points de vue (soin, économie -une éponge coûte 5 à 10€ et a une durée de vie de trois mois environ-, écologie -elles sont biodégradables-…). En parallèle, j’ai enfin trouvé un savon qui convient à ma peau (tous les gels douches ou savons irritent ma peau) ; c’est un savon d’Alep (sans doute pas un vrai savon d’Alep d’ailleurs, mais sa composition est quand même pas mal clean) et c’est ce que j’utilise au quotidien maintenant pour nettoyer mon corps et mon visage. J’ai complété ma routine soin par l’utilisation d’eau florale et d’huile végétale. Le tout forme une routine de soins qui me convient bien pour le moment. Enfin, j’ai définitivement supprimé de ma cuisine le produit vaisselle liquide au profit d’un pain de savon que j’ai fabriqué à partir de tous les restes de savons qui trainaient dans ma salle de bain. Et j’ai réussi à rester minimaliste au niveau des mes produits d’entretien (savon noir, vinaigre blanc, bicarbonate, huiles essentielles, lessive, assouplissant, pastilles lave vaisselle, gel WC). Côté désencombrement, j’ai fait pas mal de tri cette année, beaucoup de don, de recyclage, j’ai offert une seconde vie à pas mal d’objets et j’en suis très satisfaite. Ma salle de bain quant à elle, est restée zéro coton (sauf à partir de septembre où les cotons tiges de mon homme ont refait surface chez moi…)
En 2018, toujours, j’ai un peu mis de côté certaines habitudes que j’avais depuis des années et je me suis un peu déçue. J’ai notamment recommencé à utiliser du maquillage qui n’était pas cruelty free parce que je n’avais pas les moyens d’acheter autre chose et ça me désole. C’est le gros point noir de mon année je crois. J’ai fait ma lessive moi-même puis j’ai arrêté faute de recette satisfaisante et par peur d’abimer ma machine.
En 2019, j’aimerais continuer à désencombrer ma penderie notamment. Côté nettoyage, je souhaite tester les tawashis. J’aimerais pouvoir trouver une alternative aux derniers produits d’entretien cracra que j’ai encore (gel WC, pastilles de lave vaisselle) et, en bonus, je serais super heureuse d’enfin trouver une recette de lessive rapide à préparer-qui lave bien-qui ne coûte pas un rein. Je vais supprimer les cotons tiges (c’est comme si c’était fait) et compléter ma cup menstruelle par des culottes de règles et des serviettes lavables. Enfin, je vais essayer de repasser toute l’année au maquillage cruelty free et à la composition la moins crado possible. Et, second bonus de cette catégorie, je vais tenter de trouver une alternative aux shampoings classiques (les shampoings de grandes surfaces sont testés sur les animaux, les shampoings cruelty free coûtent cher et la composition n’est pas toujours idéale, le water only ne fonctionne absolument pas chez moi… un autre bon gros casse-tête).

Famille & amis

2018 a été une année très compliquée à ce niveau-là. C’est quelque chose de difficile pour moi à la base, d’entretenir des amitiés, de créer et de garder des liens. Etant très introvertie (pas timide, introvertie), je m’épanouis dans la solitude, j’ai besoin de longues phases de repli sur moi-même ; voir du monde, même des petits groupes de personnes, m’épuise rapidement. J’avais déjà pris conscience de tout ça depuis quelques temps mais 2018 m’a permis de vraiment expérimenter la solitude, de l’accepter et surtout d’accepter le fait que ce n’est pas anormal, que c’est juste un trait de ma personnalité. Bref, en 2018, j’ai tout de même eu à mes côtés des personnes chères à mon cœur (ma famille proche et mon meilleur ami), bien que je ne les ai pas vus très souvent. Avec ma prise de poste en entreprise, j’ai fait de nouvelles connaissances, découvert de nouvelles personnes. Je me suis forcée à aller au contact des autres et je suis contente de voir que ça a porté ses fruits. J’ai rencontré, en 2018, mon amoureux et ça c’est vachement cool, surtout que c’est arrivé comme une petite récompense après que j’ai pris certaines décisions que je n’aurais jamais prises avant.
En 2019, j’espère tout simplement voir mes proches un peu plus régulièrement (même si je sais que ce ne sera pas hyper souvent, vu que ma famille et mes amis vivent tous à plus de 2h de route de chez moi et qu’avec les prix du carburant, on ne prend plus la route aussi souvent qu’on le souhaiterait).

Développement personnel

En 2018, j’ai appris sur moi, certainement plus qu’au cours de toutes les années qui ont précédé. Je sens bien qu’avec le cap des trente ans, c’est la clôture de tout un cycle qui est en train de se mettre en place. Pas simplement la fin des vingt ans, quelque chose de plus profond. J’ai mis à profit cette année pour entamer une réconciliation avec moi-même, pour prendre un moment pour travailler sur moi, pour essayer de trouver un équilibre. Le chemin est encore long mais je sens que je suis sur la bonne voie. Je suis plus en paix, j’ai appris à un peu mieux appréhender les crises d’angoisse. Ca n’a l’air de rien mais, jusqu’à présent, j’étais tellement anxieuse en permanence que je ne sentais pas venir les moments de grande angoisse ; pour moi c’était juste des pics d’angoisse, mais le niveau ne redescendait jamais véritablement. Maintenant, tout n’est pas résolu mais j’arrive mieux à relativiser ainsi qu’à moins auto-alimenter mon anxiété. C’est sans doute grâce à mon homme qui est formidable là-dessus. Grâce aux personnes avec qui je travaille également qui sont respectueuses et agréables au quotidien (ce qui est en fait assez rare dans le milieu dans lequel j’évolue). 2018 a vraiment été une belle année de progrès à ce niveau-là.
En 2019, j’aimerais continuer sur cette lancée, en réussissant à concilier une vie pro et perso bien denses tout en restant à l’écoute de mon corps et de mes intuitions. Sur le papier, ça a l’air simple, mais en réalité je sais que je vais en baver !! J’aimerais beaucoup trouver du temps pour méditer mais en étant absente près de 14h par jour, c’est compliqué. Néanmoins, ça peut être un petit défi intéressant à mener sur l’année.

Spiritualité

Catégorie difficile à compléter pour moi qui ne suis pas religieuse pour deux sous… On va donc plutôt parler de philosophie de vie, ça me correspond mieux que la spiritualité.
En 2018, j’ai l’impression de m’être à la fois éloignée et rapprochée de mon idéal de vie. Eloignée, en vendant certains de mes animaux et en devant momentanément abandonner certaines habitudes (en en prenant de mauvaises aussi…), principalement à cause de difficultés financières. Paradoxalement, cette période de dénuement m’a permis de prendre conscience que l’essentiel n’est pas toujours là où on le croit, et qu’on ne l’obtient souvent pas à coup de billets. J’ai à la fois détesté et adoré cette période de repli sur moi-même au cours de laquelle j’ai pris le temps de peindre, d’écrire, de lire (un petit peu), de découvrir de nouvelles choses… Cette expérience m’a rendue plus créative. J’ai aussi gagné en force de caractère et en zénitude (ça rejoint un peu le développement personnel).
En 2019, j’espère m’épanouir encore plus, ce qui passera par une phase difficile puisque j’ai un dossier personnel à boucler dans ce cadre-là. Mais je sais que je suis bien épaulée et je suis donc, sinon sereine, au moins un peu plus forte que si j’étais entièrement seule face à la situation.

Finances

L’année 2018 a été une année très difficile, financièrement parlant. Je n’ai pas eu beaucoup de revenus et j’ai dû apprendre à me débrouiller avec le minimum. Je ne vais pas m’étendre plus que ça sur ce point-là. J’ai réussi à redresser la barre puis à garder le cap au prix de gros efforts et je suis très fière d’y être parvenue seule.
En 2019, j’espère parvenir à mettre un peu d’argent de côté pour anticiper d’éventuelles « surprises », tout simplement, tout en me faisant un peu plaisir de temps en temps.

Carrière

Cette année 2018 m’a permis de prendre du recul et de réfléchir à ce que représentait le travail pour moi. J’ai toujours été une workaholic, depuis le collège même, j’aimais beaucoup faire mes devoirs, faire des recherches, me documenter, retranscrire… et ça s’est poursuivi tout au long de ma vie professionnelle. J’étais cette salariée qui, même sous payée, faisait des heures à n’en plus finir sans attendre de retour, juste par conscience professionnelle et soucis d’efficacité. Je ne vais pas m’étendre là non plus sur le sujet mais toujours est-il que c’est entre autres ce qui m’a conduite à la dépression il y a quelques années. Cette année 2018 passée loin du monde de l’entreprise m’a permis de repenser mon rapport au travail. Aujourd’hui, je reste très impliquée dans ce que je fais mais uniquement parce que je sais que j’aurais un retour d’une façon ou d’une autre à l’issue. Je ne redoute plus de me retrouver sans activité professionnelle en entreprise, je n’ai plus peur de « ne rien faire ». Aujourd’hui, je travaille pour vivre et non plus l’inverse. C’est vraiment libératoire et je pense que tous ceux qui ont été confronté au burn out, à l’addiction au travail comprendront de quoi je parle.
En 2019, j’espère simplement continuer à maintenir un bon rapport avec mon activité (ou mon absence d’activité) professionnelle. Que je décroche un CDI, un CDD ou que je sois sans emploi quelques temps, j’espère simplement pouvoir faire en sorte de rendre cette année constructive et pleine de découvertes.

Couple

L’année 2018 a été satisfaisante à ce niveau-là, même si je suis passée par des moments difficiles. J’ai appris à faire plus confiance à mon instinct, j’ai compris que je n’étais pas responsable de toute la bêtise humaine et que je n’étais pas la seule à faire des erreurs. Les autres ne sont, tout comme moi, pas irréprochables et, un couple se construisant à deux, si cela ne fonctionne pas, c’est rarement entièrement de la faute d’une seule personne. Forte de ces réflexions/expériences, j’ai rencontré mon homme avec qui nous nous sommes donnés du temps, de l’espace, du respect. Et contre toute attente, ça fonctionne plutôt très bien.
Pour 2019, je nous souhaite de continuer à grandir. Nous avons de beaux projets en tête que j’espère voir commencer à aboutir au cours de cette année. Je me donne pour objectif de continuer à me respecter et à toujours mieux communiquer avec mon homme. Et à profiter de l’instant présent, bien entendu.

Loisirs

Certainement, l’une des catégories les plus denses de ce bilan, tant j’ai appris cette année et tant je souhaite faire l’année prochaine…
En 2018, j’ai pu créer, beaucoup ; j’ai compris que j’en avais besoin, que c’était indispensable à mon bien-être. Passer du temps à lire, à écrire, à peindre, dessiner, bricoler, ou tout simplement chercher de nouvelles idées, trouver de nouveaux projets, admirer le travail d’autres personnes… Je ne crée pas aussi souvent que je le voudrais. Mais je crée, et c’est toujours mieux qu’il y a quelques années, où j’avais complètement mis tout ça de côté. Au cours de cette année, je me suis relancée dans le bullet journal et, même s’il a pris différentes formes au cours de ces douze mois, il a tenu bon toute l’année. J’ai enfin décidé de sauter le pas et de me lancer dans de petites aquarelles ainsi que dans la calligraphie. J’ai découvert l’art journal et commencé un hobonichi. J’ai osé peindre une aquarelle et l’accrocher sur un mur de la maison. J’ai pris le temps d’écrire différents journaux. J’ai appris à aimer l’imperfection, à ne plus en avoir peur et à oser, juste oser. De nouvelles techniques, de nouvelles idées. Se dire que les erreurs font partie intégrante de l’apprentissage, qu’au-delà du « produit fini », l’évolution est tout aussi intéressante à suivre.
En 2018, j’ai découvert de nouvelles séries, regardé de nouveaux films, lu de nouveaux livres. J’ai voyagé en admirant de belles photos ou en écoutant de vieilles chansons. J’ai passé du temps avec mes chats et mes chiens, toujours présents dans les moments compliqués. On s’est en quelque sorte serré les coudes. Et puis, on a fait de belles balades. J’ai vu de beaux couchers de soleil. De beaux levers de soleil aussi. J’ai commencé un blog et je suis parvenue à m’y attacher, à en être satisfaite. J’ai apprécié chacune des saisons de cette année, malgré l’inquiétude de voir le climat partir en vrille. J’ai vu de beaux animaux, pas forcément impressionnants mais libres, dans leur environnement naturel, et c’était chouette. Je n’ai pas refait de potager par manque de moyens, ça m’a un peu manqué mais ça reviendra, j’en suis sûre. J’ai pris le temps de mieux profiter de l’instant présent, ça c’est clair.
En 2019, j’espère continuer à tenir mon hobonichi et mon journal, ainsi que mon bujo. J’espère réussir à continuer de lire régulièrement, à pouvoir dégager du temps pour dessiner et créer. Continuer à maintenir un équilibre en somme.

Don de soi

En 2018, je n’avais rien ou presque mais j’ai donné de mon temps quand on me l’a demandé. J’ai donné pour les campagnes alimentaires, quand j’ai pu. J’ai donné des vêtements aussi lorsque j’ai trié mes penderies.
En 2019, j’aimerais continuer à donner du temps surtout, pour aider ceux qui en ont besoin.

Santé & sport

En 2018, j’ai principalement fait de la marche parce que j’adore ça. J’ai pas super bien mangé par contre. J’ai commencé le yoga avant de laisser tomber sans vraiment savoir pourquoi.
En 2019, j’aimerais m’y remettre et, sans surprise, j’aimerais mieux manger aussi pour, peut-être perdre un peu de poids.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ce bilan. Ecrire est pour moi un plaisir, un loisir, un besoin aussi, puisque ma phobie sociale m’empêche de m’ouvrir pleinement aux autres. Ecrire me permet donc de m’exprimer, de réfléchir, de prendre du recul sur pas mal de choses… Merci de me lire, merci de me suivre; je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine!

L’appel de la forêt

Auteur: Jack London
Editions: Folio
Collection: Junior
Année de parution: 1903
Nombre de pages: 192

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

L’appel de la forêt est un court roman, au style d’écriture intemporel, avec des phrases courtes et un style très factuel. On se trouve emporté dans le Grand Nord, en pleine ruée vers l’or et on suit Buck, chien-loup américain, au cours de son apprentissage de chien de traineau. Progressivement, Buck se retrouve tiraillé entre son envie de rester vivre auprès de son maître et son instinct ancestral qui le pousse à rejoindre ses cousins loups sauvages.

L’auteur dépeint très bien les sentiments et pensées du chien et c’est un gros point fort car bien souvent, les livres mettant en scène des animaux font preuve de beaucoup d’anthropomorphisme, c’est-à-dire qu’on accorde des comportements et des sentiments humains aux animaux. Là, on est vraiment sur un écrit très simple, avec des phrases simples, courtes, un récit axé sur les faits, ce qui permet au lecteur de plus facilement se mettre dans la peau du chien. L’auteur va « à l’économie », exactement comme les chiens de traineaux doivent ménager leurs efforts pour pouvoir survivre dans ces contrées sauvages.

Pour ma part, je vois dans l’histoire de Buck un parallèle intéressant à faire avec la vie des hommes de l’époque, ceux qui vivaient dans ces contrées sauvages et qui, en fait, suivait un peu le même cheminement que celui de Buck, à savoir, un tiraillement entre une vie civilisée et un retour à la vie plus sauvage, où règne la loi du plus fort.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé trop court. Par contre, j’aurais du mal à le conseiller à un jeune de moins de seize ans parce que certains passages sont vraiment difficiles et violents. J’aurais aimé en savoir plus sur la vie de Buck après la fin du roman.

Ce sera un joli 17/20 pour cette histoire qui m’a vraiment fait voyager…

Les secrets

Auteur: Amélie Antoine
Editions: Michel Lafon
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 391


Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose :
fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.

J’ai lu ce roman en quelques heures à peine tant il m’a captivée. Difficile de parler de l’intrigue sans spoiler donc je vais me contenter de dire que c’est l’histoire d’un couple de trentenaires qui n’arrive pas à avoir d’enfant.

Ce roman est particulier puisqu’il est écrit « à rebours »: on commence par la conclusion de l’histoire et on remonte progressivement dans le temps. Et en ça, il est juste génial, tout simplement car ce procédé nous permet de comprendre qu’il ne faut pas juger une situation ou une personne hâtivement, l’histoire derrière est souvent plus compliquée qu’il n’y parait. J’ai vraiment trouvé cette manière de raconter les fait très intelligente.

Au niveau de l’écriture et du style, on est sur quelque chose de contemporain, fluide, avec des phrases courtes et peu de poésie; c’est très factuel. Mais ça colle bien avec le thème du roman. Ou plutôt devrais-je dire LES thèmes, car ils sont nombreux: rapport à la grossesse, à la parentalité, au couple… Le roman pose de nombreuses questions… Jusqu’où est on prêt à aller pour avoir un enfant? Qu’est-ce que c’est que l’amour, au fond? Aimer l’autre peut prendre de multiples formes et ce livre nous le rappelle. Finalement, je pense que cette histoire est une ôde à la bienveillance, à l’empathie envers son prochain, à apprendre à ne pas juger; il nous appelle à accepter qu’il n’y a pas une façon universelle d’aimer, que parfois la fin justifie les moyens. Je n’adhère pas forcément à tous les choix de l’héroïne mais je les comprends.

Encore une fois, il est difficile de parler de ce livre sans spoiler donc je pourrai difficilement en dire plus. Je vous invite à le lire, ça c’est sûr. Moi, il m’a beaucoup parlé, peut-être parce que je fais malheureusement partie des femmes, des couples confrontés aux problèmes autour de la fertilité, de la gynécologie… Et même si je n’envisage pas du tout d’avoir recours aux moyens employés par le couple de l’histoire pour avoir un enfant, je peux comprendre, envisager, ce moment où cette envie de devenir mère devient, non plus une simple envie, mais un besoin, viscéral, qui vous remplit la tête, qui vous brise le coeur et qui finalement vous pousse à faire des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé avant, voir même des choses que vous aviez condamnées par le passé. Bref, ce livre m’a beaucoup fait /réfléchir et c’est pour moi un beau 17/20.

A jamais…

Auteur: Stefany Thorne
Editions: Reines-Beaux
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 451


Carah Swan revient dans sa ville natale dans l’espoir de retrouver l’inspiration dans la magie de Noël. Sur les conseils avisés de sa sœur aînée, elle accepte de devenir la gouvernante d’Éléonore qui n’est autre que la charmante fille de l’héritier de la couronne, le Prince James McGregor de Bavery.
Leur rencontre ne ressemble en rien à un conte de fées. Au contraire, le prince s’avère aussi glacial qu’impassible face à la joie de vivre débordante de la jeune femme. Néanmoins, Carah ne tarde pas à devenir un véritable rayon de soleil pour tout le royaume, exaspérant le prince qui la fuit comme la peste. Elle finira par découvrir ce qui le pousse à tant d’hostilités, ce qui remettra en question sa présence au sein du château.
Lorsque le destin vous frappe de plein fouet, l’amour peut-il bousculer un protocole ancestral ?

J’ai choisi de lire ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge, période où j’apprécie lire des romances, même celles que je trouve un peu cucul tout le reste de l’année… Les fêtes de fin d’année doivent avoir une influence sur moi, je ne sais pas, mais toujours est-il que c’est une période de l’année où je suis beaucoup plus « cool » dans mon jugement des romances.

J’attendais énormément de cette histoire: ça se passe dans un royaume dépeint comme l’Ecosse (d’ailleurs, ça ressemble tellement à l’Ecosse que je ne comprends pas pourquoi l’autrice n’a pas simplement choisi d’installer son histoire en Ecosse… même après lecture, je ne saisis pas bien quel était l’intérêt de créer un royaume qui n’existe pas.. enfin bref, je pense que je reviendrai sur ce point-là un peu plus loin dans ma critique…), avec une héroïne qui ne semble pas se laisser marcher sur les pieds, et un prince. Bon, avant même d’ouvrir le bouquin, je savais comment ça allait se terminer et comment ça allait se passer même, grosso modo. Mais je l’ai dit, en période de fêtes, je prends plaisir à lire ce genre d’histoire (alors que ça m’insupporte le reste de l’année). Donc, j’attendais énormément de cette histoire et j’ai été déçue.

Malheureusement, je n’ai pas accroché. Le style déjà… C’est la chose qui m’a le plus rapidement énervée. J’avais l’impression de lire une médiocre fanfiction d’Outlander. Rapidement, les personnages m’ont fait penser à certains personnages de séries (le prince James me fait penser à Jamie d’Outlander, Carah me rappelle étrangement Claire… quant à la grand-mère, je ne sais pas pourquoi, mais elle m’a fait penser à la grand-mère de Downton Abbey, l’anglaise hein, pas l’américaine…), à tel point que j’entendais presque la voix de ces personnages en lisant les dialogues du livre! Sans doute que certains lecteurs aiment ce genre de personnages mais moi ça a le don de m’agacer parce que ça me donne l’impression que l’auteur ne s’est pas foulé pour créer des protagonistes originaux. Ce sentiment d’irritation n’a fait qu’augmenter quand j’ai vu que l’auteur proposait plusieurs morceaux de la BO de la série Outlander pour accompagner la lecture de son récit. Et on en revient donc à l’incompréhension quant au choix du lieu où se déroule l’histoire. Tout, mais alors tout dans ce livre pointe vers l’Ecosse (playlist pour accompagner la lecture, langue et généalogie de certains personnages, habitudes de vie, noms de famille des personnages principaux et secondaire…) alors pourquoi ne pas avoir situé l’action en Ecosse? Quel intérêt de créer un royaume imaginaire ressemblant autant à un pays qui existe déjà? Personnellement, j’y vois une « Mary Sue » écrite par une fangirl d’Outlander qui change quelques détails pour que ça ne soit pas trop voyant.
Si vraiment Stefany Thorne s’est tant inspirée de ces séries, comme je le pense, la moindre des choses c’est de l’indiquer dans le bouquin… Mais je n’ai pas vraiment de preuve formelle de ce que j’avance; j’ai fait quelques recherches et je n’ai pas trouvé d’indication de la part de l’auteur allant dans ce sens.

Les personnages en eux-mêmes ne m’ont pas emballée. Ils ne sont pas désagréables mais n’ont rien d’attachant. Alors peut-être que c’est dû au fait que j’ai, malgré moi, passé du temps à essayer de trouver tous les « clins d’oeil » à Outlander et que je ne me suis donc pas plongée à fond dans l’histoire. Mais quand même… Je les ai trouvé inconstants, illogiques… Côté prince et sa famille, on a l’impression qu’ils vivent dans un autre temps vu leurs coutumes et leurs habitudes, leurs avis, leur façon de parler… Je sais bien que ce sont des souverains donc un milieu sensé être différent de celui de l’héroïne, mais là c’était juste excessif, beaucoup trop cliché… L’héroïne… Elle m’a vite gonflée malheureusement. Je l’ai trouvée assez irrespectueuse, tout comme le prince en fait quand j’y réfléchis, et les scènes de sa maladresse, sensées être -j’imagine- les moments « fou rires » vendus par la quatrième de couverture, m’ont juste horripilée tellement c’était cliché et mal amené.

Mention spéciale à la maison d’édition: je ne sais pas qui relit leurs épreuves mais là c’est n’importe quoi… Fautes de conjugaison, expressions mal traduites, mal utilisées, hors de propos, quand ce ne sont pas simplement des mots qui manquent dans le récit… Non vraiment, là je dis qu’il faut arrêter le massacre…

Pour moi, ce sera un petit 13, parce que j’ai tout de même eu envie de continuer ma lecture, que l’auteur explique qu’elle a écrit ce roman à la suite d’un épisode de page blanche que j’imagine assez difficile à vivre pour un écrivain et que c’est Noël 🙂

Braveheart theme song – James Horner
People disappear all the time – BO Outlander
Canon (version écossaise) – Johann Pachelbel

Bilan du mois | Novembre 2018

Les colombes du Roi Soleil, tome 1 de Anne-Marie Desplat-Duc  16/20
Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig  14/20

 

La liste de Siobhan Vivian – ebook
Shades of magic, tome 1 de Victoria E. Schwab – ebook
Winston, tome 1: un chat en mission secrète de Frauke Scheunemann – ebook
Marie d’en haut d’Agnès Ledig – papier
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent – papier
Billie de Brigitte Smadja – papier
La bibliothécaire de Gudule – papier
La servante écarlate de Margaret Atwood – ebook
Hunger games, tome 1 de Suzanne Collins – ebook
Partir de Tina Seskis – papier
Le hobbit de J.R.R Tolkien – papier

J’ai également racheté:
La cicatrice de Bruce Lowery – papier
Harry Potter, tome 2: Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling – papier
La bicyclette bleue de Régine Desforges – papier
Sans famille d’Hector Malo – papier