Bilan de l’année 2018 & objectifs 2019

La fin de cette année 2018 approche à grands pas et, chez moi, qui dit « fin d’année » dit aussi « bilan » et « objectifs ». Voici donc un (long) article, assez introspectif, sur mon année 2018 et les objectifs que j’aimerais me fixer pour l’année 2019…

Environnement

En 2018, j’ai découvert quelques petites nouveautés que j’ai réussi à adopter. C’est le cas notamment des éponges konjac que j’utilise quotidiennement pour mon corps et mon visage et qui ont été une vraie solution à mes problèmes liés à la sensibilité de ma peau. En effet, celle-ci a la particularité d’épaissir et de devenir facilement « granuleuse » dès qu’elle est agressée (ce qui arrive presque tout le temps à cause du froid, du chaud, des hormones, de la fatigue, du stress…) ; j’aurais presque besoin d’un gommage par jour, chose impossible car ma peau serait encore plus sensibilisée. C’est un cercle vicieux et les éponges konjac ont été une vraie réponse à ce casse-tête. Une excellente découverte à tous points de vue (soin, économie -une éponge coûte 5 à 10€ et a une durée de vie de trois mois environ-, écologie -elles sont biodégradables-…). En parallèle, j’ai enfin trouvé un savon qui convient à ma peau (tous les gels douches ou savons irritent ma peau) ; c’est un savon d’Alep (sans doute pas un vrai savon d’Alep d’ailleurs, mais sa composition est quand même pas mal clean) et c’est ce que j’utilise au quotidien maintenant pour nettoyer mon corps et mon visage. J’ai complété ma routine soin par l’utilisation d’eau florale et d’huile végétale. Le tout forme une routine de soins qui me convient bien pour le moment. Enfin, j’ai définitivement supprimé de ma cuisine le produit vaisselle liquide au profit d’un pain de savon que j’ai fabriqué à partir de tous les restes de savons qui trainaient dans ma salle de bain. Et j’ai réussi à rester minimaliste au niveau des mes produits d’entretien (savon noir, vinaigre blanc, bicarbonate, huiles essentielles, lessive, assouplissant, pastilles lave vaisselle, gel WC). Côté désencombrement, j’ai fait pas mal de tri cette année, beaucoup de don, de recyclage, j’ai offert une seconde vie à pas mal d’objets et j’en suis très satisfaite. Ma salle de bain quant à elle, est restée zéro coton (sauf à partir de septembre où les cotons tiges de mon homme ont refait surface chez moi…)
En 2018, toujours, j’ai un peu mis de côté certaines habitudes que j’avais depuis des années et je me suis un peu déçue. J’ai notamment recommencé à utiliser du maquillage qui n’était pas cruelty free parce que je n’avais pas les moyens d’acheter autre chose et ça me désole. C’est le gros point noir de mon année je crois. J’ai fait ma lessive moi-même puis j’ai arrêté faute de recette satisfaisante et par peur d’abimer ma machine.
En 2019, j’aimerais continuer à désencombrer ma penderie notamment. Côté nettoyage, je souhaite tester les tawashis. J’aimerais pouvoir trouver une alternative aux derniers produits d’entretien cracra que j’ai encore (gel WC, pastilles de lave vaisselle) et, en bonus, je serais super heureuse d’enfin trouver une recette de lessive rapide à préparer-qui lave bien-qui ne coûte pas un rein. Je vais supprimer les cotons tiges (c’est comme si c’était fait) et compléter ma cup menstruelle par des culottes de règles et des serviettes lavables. Enfin, je vais essayer de repasser toute l’année au maquillage cruelty free et à la composition la moins crado possible. Et, second bonus de cette catégorie, je vais tenter de trouver une alternative aux shampoings classiques (les shampoings de grandes surfaces sont testés sur les animaux, les shampoings cruelty free coûtent cher et la composition n’est pas toujours idéale, le water only ne fonctionne absolument pas chez moi… un autre bon gros casse-tête).

Famille & amis

2018 a été une année très compliquée à ce niveau-là. C’est quelque chose de difficile pour moi à la base, d’entretenir des amitiés, de créer et de garder des liens. Etant très introvertie (pas timide, introvertie), je m’épanouis dans la solitude, j’ai besoin de longues phases de repli sur moi-même ; voir du monde, même des petits groupes de personnes, m’épuise rapidement. J’avais déjà pris conscience de tout ça depuis quelques temps mais 2018 m’a permis de vraiment expérimenter la solitude, de l’accepter et surtout d’accepter le fait que ce n’est pas anormal, que c’est juste un trait de ma personnalité. Bref, en 2018, j’ai tout de même eu à mes côtés des personnes chères à mon cœur (ma famille proche et mon meilleur ami), bien que je ne les ai pas vus très souvent. Avec ma prise de poste en entreprise, j’ai fait de nouvelles connaissances, découvert de nouvelles personnes. Je me suis forcée à aller au contact des autres et je suis contente de voir que ça a porté ses fruits. J’ai rencontré, en 2018, mon amoureux et ça c’est vachement cool, surtout que c’est arrivé comme une petite récompense après que j’ai pris certaines décisions que je n’aurais jamais prises avant.
En 2019, j’espère tout simplement voir mes proches un peu plus régulièrement (même si je sais que ce ne sera pas hyper souvent, vu que ma famille et mes amis vivent tous à plus de 2h de route de chez moi et qu’avec les prix du carburant, on ne prend plus la route aussi souvent qu’on le souhaiterait).

Développement personnel

En 2018, j’ai appris sur moi, certainement plus qu’au cours de toutes les années qui ont précédé. Je sens bien qu’avec le cap des trente ans, c’est la clôture de tout un cycle qui est en train de se mettre en place. Pas simplement la fin des vingt ans, quelque chose de plus profond. J’ai mis à profit cette année pour entamer une réconciliation avec moi-même, pour prendre un moment pour travailler sur moi, pour essayer de trouver un équilibre. Le chemin est encore long mais je sens que je suis sur la bonne voie. Je suis plus en paix, j’ai appris à un peu mieux appréhender les crises d’angoisse. Ca n’a l’air de rien mais, jusqu’à présent, j’étais tellement anxieuse en permanence que je ne sentais pas venir les moments de grande angoisse ; pour moi c’était juste des pics d’angoisse, mais le niveau ne redescendait jamais véritablement. Maintenant, tout n’est pas résolu mais j’arrive mieux à relativiser ainsi qu’à moins auto-alimenter mon anxiété. C’est sans doute grâce à mon homme qui est formidable là-dessus. Grâce aux personnes avec qui je travaille également qui sont respectueuses et agréables au quotidien (ce qui est en fait assez rare dans le milieu dans lequel j’évolue). 2018 a vraiment été une belle année de progrès à ce niveau-là.
En 2019, j’aimerais continuer sur cette lancée, en réussissant à concilier une vie pro et perso bien denses tout en restant à l’écoute de mon corps et de mes intuitions. Sur le papier, ça a l’air simple, mais en réalité je sais que je vais en baver !! J’aimerais beaucoup trouver du temps pour méditer mais en étant absente près de 14h par jour, c’est compliqué. Néanmoins, ça peut être un petit défi intéressant à mener sur l’année.

Spiritualité

Catégorie difficile à compléter pour moi qui ne suis pas religieuse pour deux sous… On va donc plutôt parler de philosophie de vie, ça me correspond mieux que la spiritualité.
En 2018, j’ai l’impression de m’être à la fois éloignée et rapprochée de mon idéal de vie. Eloignée, en vendant certains de mes animaux et en devant momentanément abandonner certaines habitudes (en en prenant de mauvaises aussi…), principalement à cause de difficultés financières. Paradoxalement, cette période de dénuement m’a permis de prendre conscience que l’essentiel n’est pas toujours là où on le croit, et qu’on ne l’obtient souvent pas à coup de billets. J’ai à la fois détesté et adoré cette période de repli sur moi-même au cours de laquelle j’ai pris le temps de peindre, d’écrire, de lire (un petit peu), de découvrir de nouvelles choses… Cette expérience m’a rendue plus créative. J’ai aussi gagné en force de caractère et en zénitude (ça rejoint un peu le développement personnel).
En 2019, j’espère m’épanouir encore plus, ce qui passera par une phase difficile puisque j’ai un dossier personnel à boucler dans ce cadre-là. Mais je sais que je suis bien épaulée et je suis donc, sinon sereine, au moins un peu plus forte que si j’étais entièrement seule face à la situation.

Finances

L’année 2018 a été une année très difficile, financièrement parlant. Je n’ai pas eu beaucoup de revenus et j’ai dû apprendre à me débrouiller avec le minimum. Je ne vais pas m’étendre plus que ça sur ce point-là. J’ai réussi à redresser la barre puis à garder le cap au prix de gros efforts et je suis très fière d’y être parvenue seule.
En 2019, j’espère parvenir à mettre un peu d’argent de côté pour anticiper d’éventuelles « surprises », tout simplement, tout en me faisant un peu plaisir de temps en temps.

Carrière

Cette année 2018 m’a permis de prendre du recul et de réfléchir à ce que représentait le travail pour moi. J’ai toujours été une workaholic, depuis le collège même, j’aimais beaucoup faire mes devoirs, faire des recherches, me documenter, retranscrire… et ça s’est poursuivi tout au long de ma vie professionnelle. J’étais cette salariée qui, même sous payée, faisait des heures à n’en plus finir sans attendre de retour, juste par conscience professionnelle et soucis d’efficacité. Je ne vais pas m’étendre là non plus sur le sujet mais toujours est-il que c’est entre autres ce qui m’a conduite à la dépression il y a quelques années. Cette année 2018 passée loin du monde de l’entreprise m’a permis de repenser mon rapport au travail. Aujourd’hui, je reste très impliquée dans ce que je fais mais uniquement parce que je sais que j’aurais un retour d’une façon ou d’une autre à l’issue. Je ne redoute plus de me retrouver sans activité professionnelle en entreprise, je n’ai plus peur de « ne rien faire ». Aujourd’hui, je travaille pour vivre et non plus l’inverse. C’est vraiment libératoire et je pense que tous ceux qui ont été confronté au burn out, à l’addiction au travail comprendront de quoi je parle.
En 2019, j’espère simplement continuer à maintenir un bon rapport avec mon activité (ou mon absence d’activité) professionnelle. Que je décroche un CDI, un CDD ou que je sois sans emploi quelques temps, j’espère simplement pouvoir faire en sorte de rendre cette année constructive et pleine de découvertes.

Couple

L’année 2018 a été satisfaisante à ce niveau-là, même si je suis passée par des moments difficiles. J’ai appris à faire plus confiance à mon instinct, j’ai compris que je n’étais pas responsable de toute la bêtise humaine et que je n’étais pas la seule à faire des erreurs. Les autres ne sont, tout comme moi, pas irréprochables et, un couple se construisant à deux, si cela ne fonctionne pas, c’est rarement entièrement de la faute d’une seule personne. Forte de ces réflexions/expériences, j’ai rencontré mon homme avec qui nous nous sommes donnés du temps, de l’espace, du respect. Et contre toute attente, ça fonctionne plutôt très bien.
Pour 2019, je nous souhaite de continuer à grandir. Nous avons de beaux projets en tête que j’espère voir commencer à aboutir au cours de cette année. Je me donne pour objectif de continuer à me respecter et à toujours mieux communiquer avec mon homme. Et à profiter de l’instant présent, bien entendu.

Loisirs

Certainement, l’une des catégories les plus denses de ce bilan, tant j’ai appris cette année et tant je souhaite faire l’année prochaine…
En 2018, j’ai pu créer, beaucoup ; j’ai compris que j’en avais besoin, que c’était indispensable à mon bien-être. Passer du temps à lire, à écrire, à peindre, dessiner, bricoler, ou tout simplement chercher de nouvelles idées, trouver de nouveaux projets, admirer le travail d’autres personnes… Je ne crée pas aussi souvent que je le voudrais. Mais je crée, et c’est toujours mieux qu’il y a quelques années, où j’avais complètement mis tout ça de côté. Au cours de cette année, je me suis relancée dans le bullet journal et, même s’il a pris différentes formes au cours de ces douze mois, il a tenu bon toute l’année. J’ai enfin décidé de sauter le pas et de me lancer dans de petites aquarelles ainsi que dans la calligraphie. J’ai découvert l’art journal et commencé un hobonichi. J’ai osé peindre une aquarelle et l’accrocher sur un mur de la maison. J’ai pris le temps d’écrire différents journaux. J’ai appris à aimer l’imperfection, à ne plus en avoir peur et à oser, juste oser. De nouvelles techniques, de nouvelles idées. Se dire que les erreurs font partie intégrante de l’apprentissage, qu’au-delà du « produit fini », l’évolution est tout aussi intéressante à suivre.
En 2018, j’ai découvert de nouvelles séries, regardé de nouveaux films, lu de nouveaux livres. J’ai voyagé en admirant de belles photos ou en écoutant de vieilles chansons. J’ai passé du temps avec mes chats et mes chiens, toujours présents dans les moments compliqués. On s’est en quelque sorte serré les coudes. Et puis, on a fait de belles balades. J’ai vu de beaux couchers de soleil. De beaux levers de soleil aussi. J’ai commencé un blog et je suis parvenue à m’y attacher, à en être satisfaite. J’ai apprécié chacune des saisons de cette année, malgré l’inquiétude de voir le climat partir en vrille. J’ai vu de beaux animaux, pas forcément impressionnants mais libres, dans leur environnement naturel, et c’était chouette. Je n’ai pas refait de potager par manque de moyens, ça m’a un peu manqué mais ça reviendra, j’en suis sûre. J’ai pris le temps de mieux profiter de l’instant présent, ça c’est clair.
En 2019, j’espère continuer à tenir mon hobonichi et mon journal, ainsi que mon bujo. J’espère réussir à continuer de lire régulièrement, à pouvoir dégager du temps pour dessiner et créer. Continuer à maintenir un équilibre en somme.

Don de soi

En 2018, je n’avais rien ou presque mais j’ai donné de mon temps quand on me l’a demandé. J’ai donné pour les campagnes alimentaires, quand j’ai pu. J’ai donné des vêtements aussi lorsque j’ai trié mes penderies.
En 2019, j’aimerais continuer à donner du temps surtout, pour aider ceux qui en ont besoin.

Santé & sport

En 2018, j’ai principalement fait de la marche parce que j’adore ça. J’ai pas super bien mangé par contre. J’ai commencé le yoga avant de laisser tomber sans vraiment savoir pourquoi.
En 2019, j’aimerais m’y remettre et, sans surprise, j’aimerais mieux manger aussi pour, peut-être perdre un peu de poids.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ce bilan. Ecrire est pour moi un plaisir, un loisir, un besoin aussi, puisque ma phobie sociale m’empêche de m’ouvrir pleinement aux autres. Ecrire me permet donc de m’exprimer, de réfléchir, de prendre du recul sur pas mal de choses… Merci de me lire, merci de me suivre; je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine!