L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux

Auteur: Nicholas Evans
Editions: Albin Michel
Collection: /
Année de parution: 1996
Nombre de pages: 410

Comment réagira Annie Graves, vedette de la presse new-yorkaise, lorsque Grace, sa fille unique de 13 ans, et son pur-sang, Pilgrim, seront fauchés par un quarante tonnes sur une route verglacée ?
Elle sera profondément bouleversée, et elle comprendra très vite que, pour sauver Grace, il faut empêcher le sacrifice de l’animal mutilé.
Alors, délaissant tout, elle va partir à la rencontre d’un homme qui possède un don mystérieux. C’est là-bas, dans la splendeur du Montana, que vit Tom Booker, le « chuchoteur », celui qui comprend si bien les chevaux et si peu ses propres sentiments.

Première lecture de 2019 et premier coup de cœur ! On peut dire que cette nouvelle année commence bien…

J’avais déjà lu L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux il y a bien longtemps ; j’avais aimé, sans plus. Avec le recul, je pense que je n’avais pas la maturité nécessaire pour apprécier réellement ce roman. Ici, on est certes face à une romance, mais une romance bien éloignée de celles que l’on trouve dans les romans Young Adult. Le style, en premier lieu, est un peu plus complexe que ce qu’on a l’habitude de voir actuellement. J’ai trouvé la plume de l’auteur pleine de poésie avec en même temps un regard extrêmement lucide voir cru sur certaines choses. J’irai même jusqu’à dire qu’il y a pratiquement autant de variations de styles que de personnages dans ce livre. Celui qui accompagne Annie, personnage tourmenté, qui pense en permanence, est assez imagé, avec nombre d’images, de métaphores. Celui de Grace, jeune adolescente, est plus simple, tout en étant tourné vers son intériorité, ses sentiments, avec des pensées incohérentes parfois, à l’image de ce qu’est l’adolescence. Enfin, le style qui accompagne le chuchoteur est plus factuel, plus simple, avec des phrases courtes et concises, tout comme l’homme en lui-même qui vit le moment présent sans se poser trop de questions. 

Contrairement au film, plutôt centré sur les chevaux et le personnage de Grace, le roman est plutôt orienté vers la relation entre Annie et Tom, ainsi que sur le trio Annie/Grace/Pilgrim. La psychologie des différents personnages est bien abordée, assez détaillée, ce qui fait qu’on éprouve vite de l’empathie pour chacun d’eux.

C’est également, selon moi, un livre qui présente une certaine portée « initiatique » et dont l’enseignement principal serait qu’il faut apprendre à vivre dans l’instant, à être présent à tout moment, en pleine conscience, un peu comme le font les chevaux (et les animaux en général), et que le bonheur, finalement, n’est pas une finalité mais plutôt une succession de petits instants. Mais c’est également une belle leçon de résilience, de patience et d’amour au sens général du terme.

J’ai vraiment voyagé jusqu’aux confins du Montana avec ce roman et le dépaysement a été total. J’ai quitté les lieux à regret et cette lecture m’a trotté dans la tête plusieurs heures après avoir refermé le livre.

Seul bémol : certains traitements du cheval, présentés comme « bons » sont des aberrations et sont au contraire plutôt cruels quand on s’intéresse un peu à l’éthologie équine. Mais à la décharge de l’auteur, ce roman date de 1996 et à l’époque, l’éthologie équine n’était pas forcément très connue ni très accessible en dehors d’un certain noyau de scientifiques.

Que vous soyez fan ou non de chevaux (vraiment, le cheval n’est pas aussi présent dans le livre que dans le film), foncez découvrir cette belle histoire d’amour ; ça en vaut vraiment la peine !

19/20

Chroniques lunaires, tome 1: Cinder

Auteur: Marissa Meyer
Editions: Pocket
Collection: Jeunesse
Année de parution: 2012
Nombre de pages: 412

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Je ne vais pas faire durer inutilement le suspens: j’ai énormément aimé ce roman. Tellement que je l’ai lu en deux petits jours; j’étais vraiment happée par l’histoire et j’avais beaucoup de mal à lâcher le livre.

Tous les éléments du conte originel de Cendrillon sont présents: la marâtre, les belles soeurs, le prince charmant, la chaussure/le pied, le carrosse… Les personnages sont intéressants; chacun a sa propre personnalité. Cinder est un personnage assez fort sans être parfaite et c’est appréciable. J’ai bien aimé le fait qu’on ne tombe pas dans certains clichés, notamment un grand clivage « méchants vs gentil » comme on peut trouver dans les contes de fées. Evidemment, certains personnages sont plutôt du bon côté, d’autres du mauvais mais ils ne sont pas trop caricaturaux quand même comme j’en avais un peu peur avant de lire ce livre.

La plume de l’auteur est agréable, l’histoire bien rythmée; on ne s’ennuie pas une seconde. Petit bémol: on devine la fin bien trop vite mais cela ne m’a pas empêchée de me laisser emporter par l’histoire qui mêle habilement conte et sciences fiction. J’avoue qu’à la base j’avais un a priori sur ce livre, n’étant pas fan de SF, et pourtant l’univers est riche sans que cela soit « trop » (ce pourquoi je n’accroche souvent pas avec la SF, les univers sont très complexes et j’ai du mal à les trouver toujours hyper logiques) et bien amené par l’auteur. Adeptes de cyborgs, droïdes et autres humanoïdes, ou encore d’univers cyberpunk, ce roman vous plaira sans conteste.

Par contre, ce n’est pas du tout un roman qui se suffit à lui-même; c’est vraiment simplement le début d’une saga et la fin de ce tome n’est que l’ouverture vers la suite de l’histoire.

Pour conclure, je dirais que ce livre pourra ravir énormément de publics différents (je pense qu’il peut se lire dès 12 ans, sans trop de problèmes) y compris les lecteurs pas attirés par la SF. Il rentrera également sans problèmes dans les catégories « réécritures de contes » des challenges littéraires. Pour ma part, ce n’est pas un coup de coeur, même si on n’en est pas loin, sans que je sache vraiment trop pourquoi. Il ne m’a pas manqué grand chose pour être totalement emballée par cette histoire. Je pense que si j’avais lu ce livre quand j’étais adolescente, au moment où on se laisse plus facilement embarquer à 200% dans des récits, j’aurais eu un vrai coup de coeur pour ce livre. Un très joli 18/20 pour moi.

L’exquise clarté d’un rayon de lune

Auteur: Sarah Morgan
Editions: Harlequin
Collection: &H
Année de parution: 2014
Nombre de pages: 424

Ca-tas-tro-phi-que. Voilà qui caractérise parfaitement bien l’été qui s’annonce pour Elise Philippe, chef de cuisine surdouée. L’ouverture à Snow Crystal du café qu’elle doit diriger – son bébé, le projet de sa vie – ne cesse d’être repoussée à cause d’une succession d’incidents rocambolesques. Comme si le destin complotait pour lui pourrir la vie ! Heureusement, telle la meringue sur la tarte au citron, voilà que Sean O’Neil rentre au domaine. Le beau, le charismatique et troublant Sean… dans les bras duquel elle a passé la plus belle des nuits, l’été dernier. Oui, là, tout de suite, Sean pourrait être une distraction bienvenue et très, très sympathique. Une distraction de quelques heures, sans attaches ni lendemain. Après tout, ce n’est pas comme si elle risquait de tomber amoureuse, non ?

Je ne suis pas friande de romances « pures et dures » sauf au moment des fêtes de fin d’année. L’exquise clarté d’un rayon de lune fait partie de ces romans que je n’apprécierais pas si je l’avais lu au printemps ou en été par exemple. Je me l’étais réservé pour cet hiver donc. Bon le seul soucis c’est que l’histoire se passe en été donc ce n’était pas raccord avec la saison durant laquelle je la lisais et j’ai forcément été un peu déçue mais ce n’est pas du tout imputable à l’auteur ou au livre en lui-même.

Il s’agit du deuxième tome de la saga des Frères O’Neil dont j’avais lu le premier tome en hiver 2016 je crois mais chaque tome peut se lire de manière isolée, on n’a pas besoin d’avoir lu le premier tome pour comprendre le second ou le troisième.

Il s’agit vraiment d’une bonne romance, bien classique, dont on devine le dénouement avant même d’avoir lu la première page, donc difficile de donner un avis objectif sur ce roman. On ne va pas se mentir, ça reste assez quelconque en terme d’intrigue et d’écriture, ce qui en fait la « magie » c’est l’état d’esprit dans lequel on le lit. C’est peut-être dû au fait que je n’ai pas lu ce livre à la bonne période de l’année mais je n’ai pas été transportée dans le Vermont comme j’avais pu l’être en lisant le premier tome. J’ai trouvé certaines longueurs, avec la sensation que ça tournait un peu en rond au bout d’un moment. J’ai eu du mal à certains moment avec les personnages, Elise, ça passait encore plutôt bien mais Sean m’a bien souvent hérissé le poil avec son comportement un brin machiste…

En conclusion, je dirais que ça reste une bonne petite romance, qui respecte tous les codes du genre et qui plaira, je pense, aux fans du genre. 14/20 pour moi

L’appel de la forêt

Auteur: Jack London
Editions: Folio
Collection: Junior
Année de parution: 1903
Nombre de pages: 192

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

L’appel de la forêt est un court roman, au style d’écriture intemporel, avec des phrases courtes et un style très factuel. On se trouve emporté dans le Grand Nord, en pleine ruée vers l’or et on suit Buck, chien-loup américain, au cours de son apprentissage de chien de traineau. Progressivement, Buck se retrouve tiraillé entre son envie de rester vivre auprès de son maître et son instinct ancestral qui le pousse à rejoindre ses cousins loups sauvages.

L’auteur dépeint très bien les sentiments et pensées du chien et c’est un gros point fort car bien souvent, les livres mettant en scène des animaux font preuve de beaucoup d’anthropomorphisme, c’est-à-dire qu’on accorde des comportements et des sentiments humains aux animaux. Là, on est vraiment sur un écrit très simple, avec des phrases simples, courtes, un récit axé sur les faits, ce qui permet au lecteur de plus facilement se mettre dans la peau du chien. L’auteur va « à l’économie », exactement comme les chiens de traineaux doivent ménager leurs efforts pour pouvoir survivre dans ces contrées sauvages.

Pour ma part, je vois dans l’histoire de Buck un parallèle intéressant à faire avec la vie des hommes de l’époque, ceux qui vivaient dans ces contrées sauvages et qui, en fait, suivait un peu le même cheminement que celui de Buck, à savoir, un tiraillement entre une vie civilisée et un retour à la vie plus sauvage, où règne la loi du plus fort.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé trop court. Par contre, j’aurais du mal à le conseiller à un jeune de moins de seize ans parce que certains passages sont vraiment difficiles et violents. J’aurais aimé en savoir plus sur la vie de Buck après la fin du roman.

Ce sera un joli 17/20 pour cette histoire qui m’a vraiment fait voyager…

Les secrets

Auteur: Amélie Antoine
Editions: Michel Lafon
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 391


Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose :
fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.

J’ai lu ce roman en quelques heures à peine tant il m’a captivée. Difficile de parler de l’intrigue sans spoiler donc je vais me contenter de dire que c’est l’histoire d’un couple de trentenaires qui n’arrive pas à avoir d’enfant.

Ce roman est particulier puisqu’il est écrit « à rebours »: on commence par la conclusion de l’histoire et on remonte progressivement dans le temps. Et en ça, il est juste génial, tout simplement car ce procédé nous permet de comprendre qu’il ne faut pas juger une situation ou une personne hâtivement, l’histoire derrière est souvent plus compliquée qu’il n’y parait. J’ai vraiment trouvé cette manière de raconter les fait très intelligente.

Au niveau de l’écriture et du style, on est sur quelque chose de contemporain, fluide, avec des phrases courtes et peu de poésie; c’est très factuel. Mais ça colle bien avec le thème du roman. Ou plutôt devrais-je dire LES thèmes, car ils sont nombreux: rapport à la grossesse, à la parentalité, au couple… Le roman pose de nombreuses questions… Jusqu’où est on prêt à aller pour avoir un enfant? Qu’est-ce que c’est que l’amour, au fond? Aimer l’autre peut prendre de multiples formes et ce livre nous le rappelle. Finalement, je pense que cette histoire est une ôde à la bienveillance, à l’empathie envers son prochain, à apprendre à ne pas juger; il nous appelle à accepter qu’il n’y a pas une façon universelle d’aimer, que parfois la fin justifie les moyens. Je n’adhère pas forcément à tous les choix de l’héroïne mais je les comprends.

Encore une fois, il est difficile de parler de ce livre sans spoiler donc je pourrai difficilement en dire plus. Je vous invite à le lire, ça c’est sûr. Moi, il m’a beaucoup parlé, peut-être parce que je fais malheureusement partie des femmes, des couples confrontés aux problèmes autour de la fertilité, de la gynécologie… Et même si je n’envisage pas du tout d’avoir recours aux moyens employés par le couple de l’histoire pour avoir un enfant, je peux comprendre, envisager, ce moment où cette envie de devenir mère devient, non plus une simple envie, mais un besoin, viscéral, qui vous remplit la tête, qui vous brise le coeur et qui finalement vous pousse à faire des choses auxquelles vous n’auriez jamais pensé avant, voir même des choses que vous aviez condamnées par le passé. Bref, ce livre m’a beaucoup fait /réfléchir et c’est pour moi un beau 17/20.

A jamais…

Auteur: Stefany Thorne
Editions: Reines-Beaux
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 451


Carah Swan revient dans sa ville natale dans l’espoir de retrouver l’inspiration dans la magie de Noël. Sur les conseils avisés de sa sœur aînée, elle accepte de devenir la gouvernante d’Éléonore qui n’est autre que la charmante fille de l’héritier de la couronne, le Prince James McGregor de Bavery.
Leur rencontre ne ressemble en rien à un conte de fées. Au contraire, le prince s’avère aussi glacial qu’impassible face à la joie de vivre débordante de la jeune femme. Néanmoins, Carah ne tarde pas à devenir un véritable rayon de soleil pour tout le royaume, exaspérant le prince qui la fuit comme la peste. Elle finira par découvrir ce qui le pousse à tant d’hostilités, ce qui remettra en question sa présence au sein du château.
Lorsque le destin vous frappe de plein fouet, l’amour peut-il bousculer un protocole ancestral ?

J’ai choisi de lire ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge, période où j’apprécie lire des romances, même celles que je trouve un peu cucul tout le reste de l’année… Les fêtes de fin d’année doivent avoir une influence sur moi, je ne sais pas, mais toujours est-il que c’est une période de l’année où je suis beaucoup plus « cool » dans mon jugement des romances.

J’attendais énormément de cette histoire: ça se passe dans un royaume dépeint comme l’Ecosse (d’ailleurs, ça ressemble tellement à l’Ecosse que je ne comprends pas pourquoi l’autrice n’a pas simplement choisi d’installer son histoire en Ecosse… même après lecture, je ne saisis pas bien quel était l’intérêt de créer un royaume qui n’existe pas.. enfin bref, je pense que je reviendrai sur ce point-là un peu plus loin dans ma critique…), avec une héroïne qui ne semble pas se laisser marcher sur les pieds, et un prince. Bon, avant même d’ouvrir le bouquin, je savais comment ça allait se terminer et comment ça allait se passer même, grosso modo. Mais je l’ai dit, en période de fêtes, je prends plaisir à lire ce genre d’histoire (alors que ça m’insupporte le reste de l’année). Donc, j’attendais énormément de cette histoire et j’ai été déçue.

Malheureusement, je n’ai pas accroché. Le style déjà… C’est la chose qui m’a le plus rapidement énervée. J’avais l’impression de lire une médiocre fanfiction d’Outlander. Rapidement, les personnages m’ont fait penser à certains personnages de séries (le prince James me fait penser à Jamie d’Outlander, Carah me rappelle étrangement Claire… quant à la grand-mère, je ne sais pas pourquoi, mais elle m’a fait penser à la grand-mère de Downton Abbey, l’anglaise hein, pas l’américaine…), à tel point que j’entendais presque la voix de ces personnages en lisant les dialogues du livre! Sans doute que certains lecteurs aiment ce genre de personnages mais moi ça a le don de m’agacer parce que ça me donne l’impression que l’auteur ne s’est pas foulé pour créer des protagonistes originaux. Ce sentiment d’irritation n’a fait qu’augmenter quand j’ai vu que l’auteur proposait plusieurs morceaux de la BO de la série Outlander pour accompagner la lecture de son récit. Et on en revient donc à l’incompréhension quant au choix du lieu où se déroule l’histoire. Tout, mais alors tout dans ce livre pointe vers l’Ecosse (playlist pour accompagner la lecture, langue et généalogie de certains personnages, habitudes de vie, noms de famille des personnages principaux et secondaire…) alors pourquoi ne pas avoir situé l’action en Ecosse? Quel intérêt de créer un royaume imaginaire ressemblant autant à un pays qui existe déjà? Personnellement, j’y vois une « Mary Sue » écrite par une fangirl d’Outlander qui change quelques détails pour que ça ne soit pas trop voyant.
Si vraiment Stefany Thorne s’est tant inspirée de ces séries, comme je le pense, la moindre des choses c’est de l’indiquer dans le bouquin… Mais je n’ai pas vraiment de preuve formelle de ce que j’avance; j’ai fait quelques recherches et je n’ai pas trouvé d’indication de la part de l’auteur allant dans ce sens.

Les personnages en eux-mêmes ne m’ont pas emballée. Ils ne sont pas désagréables mais n’ont rien d’attachant. Alors peut-être que c’est dû au fait que j’ai, malgré moi, passé du temps à essayer de trouver tous les « clins d’oeil » à Outlander et que je ne me suis donc pas plongée à fond dans l’histoire. Mais quand même… Je les ai trouvé inconstants, illogiques… Côté prince et sa famille, on a l’impression qu’ils vivent dans un autre temps vu leurs coutumes et leurs habitudes, leurs avis, leur façon de parler… Je sais bien que ce sont des souverains donc un milieu sensé être différent de celui de l’héroïne, mais là c’était juste excessif, beaucoup trop cliché… L’héroïne… Elle m’a vite gonflée malheureusement. Je l’ai trouvée assez irrespectueuse, tout comme le prince en fait quand j’y réfléchis, et les scènes de sa maladresse, sensées être -j’imagine- les moments « fou rires » vendus par la quatrième de couverture, m’ont juste horripilée tellement c’était cliché et mal amené.

Mention spéciale à la maison d’édition: je ne sais pas qui relit leurs épreuves mais là c’est n’importe quoi… Fautes de conjugaison, expressions mal traduites, mal utilisées, hors de propos, quand ce ne sont pas simplement des mots qui manquent dans le récit… Non vraiment, là je dis qu’il faut arrêter le massacre…

Pour moi, ce sera un petit 13, parce que j’ai tout de même eu envie de continuer ma lecture, que l’auteur explique qu’elle a écrit ce roman à la suite d’un épisode de page blanche que j’imagine assez difficile à vivre pour un écrivain et que c’est Noël 🙂

Braveheart theme song – James Horner
People disappear all the time – BO Outlander
Canon (version écossaise) – Johann Pachelbel

Bilan du mois | Novembre 2018

Les colombes du Roi Soleil, tome 1 de Anne-Marie Desplat-Duc  16/20
Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig  14/20

 

La liste de Siobhan Vivian – ebook
Shades of magic, tome 1 de Victoria E. Schwab – ebook
Winston, tome 1: un chat en mission secrète de Frauke Scheunemann – ebook
Marie d’en haut d’Agnès Ledig – papier
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent – papier
Billie de Brigitte Smadja – papier
La bibliothécaire de Gudule – papier
La servante écarlate de Margaret Atwood – ebook
Hunger games, tome 1 de Suzanne Collins – ebook
Partir de Tina Seskis – papier
Le hobbit de J.R.R Tolkien – papier

J’ai également racheté:
La cicatrice de Bruce Lowery – papier
Harry Potter, tome 2: Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling – papier
La bicyclette bleue de Régine Desforges – papier
Sans famille d’Hector Malo – papier

 

Juste avant le bonheur

 

 

Auteur: Agnès Ledig
Edition: Pocket
Collection: /
Année de parution: 2014
Nombre de pages: 327

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, un nouveau drame survient. Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance.

 

 

Je n’ai pas été touchée autant que je m’y attendais par ce roman. Les trois premiers quarts ont été assez prenants, j’étais plutôt en empathie avec le personnage de Julie ainsi qu’avec les autres protagonistes. Le dernier quart m’a fait déchanter… J’ai trouvé le personnage de Julie froid et peu sensible, la fin « bâclée », rapide, convenue… Les autres personnages sont mis de côté, peu exploités.

Le style m’a bien plu pourtant, le sujet également. Ce n’est pas un mauvais livre du tout… Pourtant, je n’ai pas accroché plus que ça. Au final, je n’ai pas compris quel était le propos de l’auteur… L’histoire traite-t-elle de résilience? Du courage nécessaire pour faire face aux épreuves de la vie? De la société qui va mal? De l’oppression des femmes? J’ai eu l’impression que Julie cumulait les problèmes mais que tout se résolvait de manière un peu trop facile. Plusieurs points m’ont interpellée: pourquoi les relations entre Julie et Paul ne changent pas après le drame? Dans la vraie vie, il me semble que Julie aurait eu certaines réactions qu’on ne trouve pas dans le roman… Un truc très terre à terre aussi: elle quitte son appartement et d’un seul coup tout va mieux pour elle côté finances alors que le début du livre insiste bien sur ses difficultés financières. Pourtant, un peu plus loin dans le livre, on comprend qu’elle a conservé sa location… Si elle ne s’en sortait pas avant le drame, comment peut-elle s’en sortir après alors que finalement rien n’a changé à sa situation personnelle? Bref, j’ai trouvé l’ensemble assez peu réaliste et pas assez profond.

Un petit 14/20 sans conviction.

Cold Winter Challenge 2018 | PAL

Et c’est reparti pour un tour! Le début du Cold Winter Challenge approche à grands pas, c’est un challenge que j’adore (je pense même que c’est mon challenge littéraire favoris) et je suis encore super contente d’y participer cette année.

Pour mémoire, le Cold Winter Challenge est proposé par Margaud et se déroule du 1er Décembre au 31 Janvier. Le principe est tout simple puisqu’il s’agit juste de lire un livre qui rentre dans un des menus prévus pour le challenge. On peut bien entendu lire autant de livre qu’on veut, se concentrer sur un menu ou sur plusieurs, lire des livres qui rentrent dans plusieurs menus… L’idée c’est comme toujours de se faire plaisir et de faire de jolies découvertes 🙂

Voila donc ma Pile à Lire pour le Cold Winter Challenge 2018. J’ai prévu un livre pour chaque menu mais il n’est pas exclu que je rajoute des livres « bonus » selon l’avancement de mes lectures.

 

La Magie de Noël
Noël / Nouvel an / Avent

Ma catégorie favorite du challenge, celle où je cale mes romances de Noël et autres romans tout pleins de bons sentiments. Un seul impératif pour moi: les lire avant le 1er Janvier, parce qu’après, ça perd un peu de sa magie je trouve. Donc pour moi, ce sera A jamais de Stefany Thorne. Je sais à l’avance comment ça va se finir (et presque comment ça va se passer, ahah ^^) mais voila, c’est ma petite romance de Noël, ça se passe à Noël justement, donc ça tombe plutôt pas mal.

Lecture bonus: L’exquise clarté d’un rayon de lune de Sarah Morgan

 

Flocons Magiques
Contes / Réécritures de contes / Légendes / Fantasy / Fantastique

Une bonne occasion de lire le tome 0.5 des Chroniques Lunaires: Cinder, de Marissa Meyer, ce roman que je voulais lire depuis un petit moment et que j’ai récemment trouvé chez le bouquiniste.

Lecture bonus: La passe miroir, tome 1 de Christelle Dabos

 

Marcher dans la Neige
Nature writing / Littérature de voyage / Grands espaces / Nature

Moi qui avais très envie de relire Jack London, que j’avais lu quand j’étais à l’école, cette catégorie est l’occasion rêvée de me replonger dans L’appel de la forêt.

Lecture bonus: Croc blanc de Jack London

 

Stalactites ensanglantées
Polar / Thriller / Policier / Roman à énigmes

Si vous me suivez un peu, vous savez que je ne suis pas très polar, policier, thriller… Ce ne sont pas des lectures vers lesquelles je vais spontanément, le challenge est donc un excellent moyen de sortir de ma zone de confort. Je pense lire Les secrets, un roman d’Amélie Antoine pour valider ce menu.

Lecture bonus: Follow me back de A.V. Geiger