L’appel de la forêt

Auteur: Jack London
Editions: Folio
Collection: Junior
Année de parution: 1903
Nombre de pages: 192

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n’a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l’arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s’éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l’appel de la nature, puissant, irrésistible…

L’appel de la forêt est un court roman, au style d’écriture intemporel, avec des phrases courtes et un style très factuel. On se trouve emporté dans le Grand Nord, en pleine ruée vers l’or et on suit Buck, chien-loup américain, au cours de son apprentissage de chien de traineau. Progressivement, Buck se retrouve tiraillé entre son envie de rester vivre auprès de son maître et son instinct ancestral qui le pousse à rejoindre ses cousins loups sauvages.

L’auteur dépeint très bien les sentiments et pensées du chien et c’est un gros point fort car bien souvent, les livres mettant en scène des animaux font preuve de beaucoup d’anthropomorphisme, c’est-à-dire qu’on accorde des comportements et des sentiments humains aux animaux. Là, on est vraiment sur un écrit très simple, avec des phrases simples, courtes, un récit axé sur les faits, ce qui permet au lecteur de plus facilement se mettre dans la peau du chien. L’auteur va « à l’économie », exactement comme les chiens de traineaux doivent ménager leurs efforts pour pouvoir survivre dans ces contrées sauvages.

Pour ma part, je vois dans l’histoire de Buck un parallèle intéressant à faire avec la vie des hommes de l’époque, ceux qui vivaient dans ces contrées sauvages et qui, en fait, suivait un peu le même cheminement que celui de Buck, à savoir, un tiraillement entre une vie civilisée et un retour à la vie plus sauvage, où règne la loi du plus fort.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé trop court. Par contre, j’aurais du mal à le conseiller à un jeune de moins de seize ans parce que certains passages sont vraiment difficiles et violents. J’aurais aimé en savoir plus sur la vie de Buck après la fin du roman.

Ce sera un joli 17/20 pour cette histoire qui m’a vraiment fait voyager…

Les Colombes du Roi Soleil, tome 1

 

 

Auteur: Anne-Marie Desplat-Duc
Edition: Flammarion
Collection: Castor Poche
Année de parution: 2005
Nombre de pages: 179

Hortense, Isabeau, Charlotte et Louise vivent à la Maison Royale de Saint-Louis, construite à Saint-Cyr près de Versailles.
Elles suivent une éducation stricte et rigoureuse jusqu’au jour où le célèbre Monsieur Racine écrit une pièce de théâtre pour les élèves de Madame de Maintenon. L’occasion idéale pour s’illustrer et, qui sait ?, être remarquée par le Roi. L’excitation est à son comble parmi les jeunes filles. Y aura-t-il un rôle pour chacune d’entre elles ?

 

 

 

 

J’ai trouvé ce livre tout à fait par hasard dans la boîte à livres de mon village (il est d’ailleurs prévu qu’il y retourne afin de continuer son voyage vers un futur lecteur). De prime abord, la couverture ne m’a pas spécialement attirée car très orientée jeunesse (mais le livre étant conseillé à partir de 11 ans, je comprends tout à fait ce choix de couverture) mais la quatrième m’a donné envie de découvrir ce bouquin. J’aime beaucoup les romans historiques et j’avais vraiment envie de voir de quelle façon l’auteur avait réussi à traiter un tel roman tout en le rendant accessible (et intéressant) pour de jeunes lecteurs.

Premier point fort : le roman est très court et les caractères sont relativement gros. Pour de jeunes lecteurs, ça me parait indispensable. A 11 ou 12 ans, on est à un âge où on découvre la lecture véritablement et ces romans courts permettent de garder l’intérêt du lecteur et de ne pas l’effrayer ou le lasser.

Second point fort : le côté historique est bien traité. Sans être une experte en Histoire, j’ai trouvé qu’un véritable effort de documentation avait été fait par l’auteur, au niveau du vocabulaire (notamment celui des dialogues), des points historiques, des dates, des évènements…

Le roman se lit facilement, il n’y a pas de longueurs et le tout est assez dynamique. L’intrigue est très simple mais encore une fois, c’est un jeunesse donc je comprends ce choix.

En revanche, bien que l’on se concentre sur trois ou quatre jeunes filles, j’ai trouvé qu’il y avait « beaucoup » de personnages. En tant qu’adulte, j’ai réussi à m’y retrouver mais je pense qu’un jeune peut être un peu perdu au milieu de tout ça.

Ce n’est pas un « grand » roman, à l’écriture travaillée, c’est sûr. Mais en fermant le livre, j’avais envie de connaitre la suite des aventures des personnages que je venais de rencontrer donc pour moi (qui ne suis pas du tout le cœur de cible de ce type de bouquin), c’est révélateur d’un « bon » livre. En tant que potentielle future maman, il ferait partie des romans que je pourrais sans problème proposer à mon enfant, fille comme garçon. Un bon 16 pour moi.

Un long dimanche de fiançailles

 

 

Auteur: Sébastien Japrisot
Edition: Folio
Collection: /
Année de parution: 2002
Nombre de pages: 373

Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu’on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu’on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n’avait pas vingt ans. À l’autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d’un amour à l’épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l’a perdu. Tout au long de ce qu’on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu’au bout de l’espoir insensé qui la porte.

 

 

Un long dimanche de fiançailles fait partie de ces (rares) livres qui se trouvent dans ma bibliothèque depuis des années, sans que j’ai jamais réussi à les lire jusqu’au bout. En l’occurrence, celui-là dormait sur son étagère depuis plus de dix ans et j’avais tenté en vain de le lire quatre fois. Néanmoins, comme je déteste abandonner un livre, je ne m’étais jamais résolue à m’en séparer.

Grand bien m’en a pris puisque cette fois, non seulement j’ai réussi à le lire jusqu’au bout mais en plus j’ai vraiment aimé cette lecture. On ne peut pas vraiment parler de coup de coeur non plus mais j’ai passé un bon moment et je l’ai lu plutôt vite.

J’ai aimé les différents cadres dans lesquels se déroulent l’histoire: les Landes, les tranchées… J’ai apprécié le fait que le roman ne verse pas dans la romance un peu cul-cul mais plutôt qu’elle reste solidement ancrée dans un contexte assez réaliste. Les scènes de guerre, l’esprit qui devait sans doute régner pendant cette guerre et après est formidablement bien dépeint; j’avais l’impression d’y être.

J’ai moins aimé le personnage de Mathilde que j’ai trouvé très froid, un peu égoïste. L’écriture de l’auteur est aussi un peu « lourde » avec des phrases parfois longues et à la ponctuation pas toujours dans les règles, ce qui rend parfois la lecture difficile et confuse. C’est sans doute voulu par l’auteur, c’est même sûr à mon sens, Japrisot n’étant pas un auteur débutant quand il a écrit Un long dimanche de fiançailles, mais ce n’est pas toujours facile à suivre. La multitude de personnages complique encore un peu l’exercice.

Toutefois, j’ai, je le redis, passé un bon moment avec ce livre et j’encourage vivement ceux qui le souhaitent à le lire, ne serait-ce que pour le côté historique bien retranscrit. Par contre, la fin ne m’a pas plu, mais alors pas du tout… Peut-être suis-je passée à côté ou bien n’ai-je pas compris mais j’aurais préféré un « que sont-ils devenus? » en guise de chapitre final plutôt que celui choisi par l’auteur, je pense. Là, je reste un peu sur ma faim…

15/20 pour moi