A jamais…

Auteur: Stefany Thorne
Editions: Reines-Beaux
Collection: /
Année de parution: 2018
Nombre de pages: 451


Carah Swan revient dans sa ville natale dans l’espoir de retrouver l’inspiration dans la magie de Noël. Sur les conseils avisés de sa sœur aînée, elle accepte de devenir la gouvernante d’Éléonore qui n’est autre que la charmante fille de l’héritier de la couronne, le Prince James McGregor de Bavery.
Leur rencontre ne ressemble en rien à un conte de fées. Au contraire, le prince s’avère aussi glacial qu’impassible face à la joie de vivre débordante de la jeune femme. Néanmoins, Carah ne tarde pas à devenir un véritable rayon de soleil pour tout le royaume, exaspérant le prince qui la fuit comme la peste. Elle finira par découvrir ce qui le pousse à tant d’hostilités, ce qui remettra en question sa présence au sein du château.
Lorsque le destin vous frappe de plein fouet, l’amour peut-il bousculer un protocole ancestral ?

J’ai choisi de lire ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge, période où j’apprécie lire des romances, même celles que je trouve un peu cucul tout le reste de l’année… Les fêtes de fin d’année doivent avoir une influence sur moi, je ne sais pas, mais toujours est-il que c’est une période de l’année où je suis beaucoup plus « cool » dans mon jugement des romances.

J’attendais énormément de cette histoire: ça se passe dans un royaume dépeint comme l’Ecosse (d’ailleurs, ça ressemble tellement à l’Ecosse que je ne comprends pas pourquoi l’autrice n’a pas simplement choisi d’installer son histoire en Ecosse… même après lecture, je ne saisis pas bien quel était l’intérêt de créer un royaume qui n’existe pas.. enfin bref, je pense que je reviendrai sur ce point-là un peu plus loin dans ma critique…), avec une héroïne qui ne semble pas se laisser marcher sur les pieds, et un prince. Bon, avant même d’ouvrir le bouquin, je savais comment ça allait se terminer et comment ça allait se passer même, grosso modo. Mais je l’ai dit, en période de fêtes, je prends plaisir à lire ce genre d’histoire (alors que ça m’insupporte le reste de l’année). Donc, j’attendais énormément de cette histoire et j’ai été déçue.

Malheureusement, je n’ai pas accroché. Le style déjà… C’est la chose qui m’a le plus rapidement énervée. J’avais l’impression de lire une médiocre fanfiction d’Outlander. Rapidement, les personnages m’ont fait penser à certains personnages de séries (le prince James me fait penser à Jamie d’Outlander, Carah me rappelle étrangement Claire… quant à la grand-mère, je ne sais pas pourquoi, mais elle m’a fait penser à la grand-mère de Downton Abbey, l’anglaise hein, pas l’américaine…), à tel point que j’entendais presque la voix de ces personnages en lisant les dialogues du livre! Sans doute que certains lecteurs aiment ce genre de personnages mais moi ça a le don de m’agacer parce que ça me donne l’impression que l’auteur ne s’est pas foulé pour créer des protagonistes originaux. Ce sentiment d’irritation n’a fait qu’augmenter quand j’ai vu que l’auteur proposait plusieurs morceaux de la BO de la série Outlander pour accompagner la lecture de son récit. Et on en revient donc à l’incompréhension quant au choix du lieu où se déroule l’histoire. Tout, mais alors tout dans ce livre pointe vers l’Ecosse (playlist pour accompagner la lecture, langue et généalogie de certains personnages, habitudes de vie, noms de famille des personnages principaux et secondaire…) alors pourquoi ne pas avoir situé l’action en Ecosse? Quel intérêt de créer un royaume imaginaire ressemblant autant à un pays qui existe déjà? Personnellement, j’y vois une « Mary Sue » écrite par une fangirl d’Outlander qui change quelques détails pour que ça ne soit pas trop voyant.
Si vraiment Stefany Thorne s’est tant inspirée de ces séries, comme je le pense, la moindre des choses c’est de l’indiquer dans le bouquin… Mais je n’ai pas vraiment de preuve formelle de ce que j’avance; j’ai fait quelques recherches et je n’ai pas trouvé d’indication de la part de l’auteur allant dans ce sens.

Les personnages en eux-mêmes ne m’ont pas emballée. Ils ne sont pas désagréables mais n’ont rien d’attachant. Alors peut-être que c’est dû au fait que j’ai, malgré moi, passé du temps à essayer de trouver tous les « clins d’oeil » à Outlander et que je ne me suis donc pas plongée à fond dans l’histoire. Mais quand même… Je les ai trouvé inconstants, illogiques… Côté prince et sa famille, on a l’impression qu’ils vivent dans un autre temps vu leurs coutumes et leurs habitudes, leurs avis, leur façon de parler… Je sais bien que ce sont des souverains donc un milieu sensé être différent de celui de l’héroïne, mais là c’était juste excessif, beaucoup trop cliché… L’héroïne… Elle m’a vite gonflée malheureusement. Je l’ai trouvée assez irrespectueuse, tout comme le prince en fait quand j’y réfléchis, et les scènes de sa maladresse, sensées être -j’imagine- les moments « fou rires » vendus par la quatrième de couverture, m’ont juste horripilée tellement c’était cliché et mal amené.

Mention spéciale à la maison d’édition: je ne sais pas qui relit leurs épreuves mais là c’est n’importe quoi… Fautes de conjugaison, expressions mal traduites, mal utilisées, hors de propos, quand ce ne sont pas simplement des mots qui manquent dans le récit… Non vraiment, là je dis qu’il faut arrêter le massacre…

Pour moi, ce sera un petit 13, parce que j’ai tout de même eu envie de continuer ma lecture, que l’auteur explique qu’elle a écrit ce roman à la suite d’un épisode de page blanche que j’imagine assez difficile à vivre pour un écrivain et que c’est Noël 🙂

Braveheart theme song – James Horner
People disappear all the time – BO Outlander
Canon (version écossaise) – Johann Pachelbel

1 commentaire sur “A jamais…

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