Que ta volonté soit faite

 

 

Auteur: Maxime Chattam
Edition: Pocket
Collection: Thriller
Année de parution: 2016
Nombre de pages: 334 pages

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S »il n’y avait Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

 

 

 

 

C’était la première fois que je lisais un livre de Chattam et dire que cette lecture fut difficile serait un euphémisme. Déjà pas fana de thrillers à la base, je m’étais laissée tenter par ce bouquin lorsqu’il était sorti en poche, après avoir lu énormément de critiques positives sur ce livre. Je m’étais donc dit que c’était un bon moyen de sortir de ma zone de confort, en me tournant vers une « valeur sûre ».

Chattam nous présente ici un roman extrêmement sombre et glauque. N’attendez pas d’enquête, il n’y en a pas; le propos du livre est simplement de décrire avec le plus de minutie possible la psychologie profonde d’un psychopathe, de sa naissance à sa mort. En soit, je ne suis pas contre l’idée, bien au contraire; je ne suis pas spécialement attirée par les livres policiers et plutôt friande de livres développant la psyché des personnages. Mais j’ai trouvé ce livre-là lourd et trash.

Le style de l’auteur ne m’a pas dérangée et, globalement, j’ai plutôt bien accroché au style. La gros point noir pour moi, ce sont toutes ces scènes de violence gratuite, horrible, qui nous sont racontées dans les moindres détails. Certains lecteurs diront que c’était nécessaire pour montrer toute l’horreur de Jon Petersen mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Je n’aime pas trop comparer les livres mais Résilience de Julia M Tean, par exemple, aborde lui aussi des choses extrêmement difficiles sans pour autant tomber dans la surenchère comme c’est le cas dans Que ta volonté soit faite. D’ailleurs, je pense que l’auteur n’était lui-même pas très « sûr de son coup » à ce sujet parce qu’il se dédouane de tout ça dans la préface de son livre. Et je maintiens donc qu’il était surement possible de marquer l’esprit des lecteurs en évitant toutes ces scènes glauques…

La lecture de ce roman a été en dents de scie. Au départ, j’ai détesté puis j’ai commencé à apprécié ma lecture mais les cent dernières pages m’ont complètement refroidie. La fin, surtout. J’ai trouvé ça tellement « facile » pour l’auteur… Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais vraiment, je n’ai pas du tout apprécié le twist final.

Le seul personnage qui m’ait un peu touchée est le fils Petersen, c’est dommage étant donné que ce roman se veut avant tout centré sur la psychologie des différents protagonistes. En refermant le livre, je n’étais pas forcément amenée à réfléchir comme j’avais pu le faire avec Résilience mais je ressentais simplement un profond malaise et une impression d’inachevé.

Bref, pour conclure, je dirai simplement que ce n’est pas un mauvais livre mais que de nombreux points ont contribué à ne pas me rendre cette lecture agréable.

Un 12 bien moyen pour moi.